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	<title>EnfantDuSoleil</title>
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	<description>Peintre, poète, graphiste et Dj-animateur</description>
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		<title>Le temps</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 15:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[Le temps se détermine de lui-même. Il course contre la montre où les hommes l&#8217;enferment. Il se dédie aux péripéties du mental pressé et s&#8217;empresse de se rallonger quand nous atteignons l&#8217;état d&#8217;attente. Urgence de se détendre et de reprendre le cour des jours sans compter les secondes qui nous séparent ou nous manquent cruellement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le temps se détermine de lui-même. Il course contre la montre où les hommes l&#8217;enferment. Il se dédie aux péripéties du mental pressé et s&#8217;empresse de se rallonger quand nous atteignons l&#8217;état d&#8217;attente.</p>
<p><span id="more-157"></span>Urgence de se détendre et de reprendre le cour des jours sans compter les secondes qui nous séparent ou nous manquent cruellement quand il passe rapidement. Le temps s&#8217;étend à notre convenance selon des conventions qui ne le concernent pas.</p>
<p>Faites-vous prendre au présent et profitez du moment en perdant toutes notions apprises par défaut au fil du temps. Libérez l&#8217;horloge de ses aiguilles rotatives ou de ses quartz pulsants et cessez d&#8217;asservir votre vie à cette valeur incomprise.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Souvenirs</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2005 17:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tranche de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Des marques de commerce qui ont laissé des traces … Rubik : je n’ai jamais réussi à aligner plus de 3 couleurs sur le cube… et vous ? Slinky : doing, doing. Se devait d’être argenté. Tonka : indestructible, je m’en servais pour « glisser » sur les pentes gelées, j’ai toujours préféré le camion à benne. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des marques de commerce qui ont laissé des traces …</p>
<p><span id="more-124"></span></p>
<p><strong>Rubik :</strong> je n’ai jamais réussi à aligner plus de 3 couleurs sur le cube… et vous ?</p>
<p><strong>Slinky </strong>: doing, doing. Se devait d’être argenté.</p>
<p><strong>Tonka</strong> : indestructible, je m’en servais pour « glisser » sur les pentes gelées, j’ai toujours préféré le camion à benne. C’est avec cet engin que Maman m’a appris à jouer, avant, je regardais, indolent, passer le temps.</p>
<p><strong>HotWheel </strong>: une collection complète de voiturettes, la moitié se perdait dans le carré de sable où nous construisions des villages entiers, de multiples garages et un réseau routier digne de l’échangeur du Parc, à Montréal.</p>
<p><strong>Lego</strong> : ont formé un bloc important de ma vie. Des sacs pleins, délivrés chaque année un certain soir de décembre. Par principe, je laissais toujours une brique sur la surface de jeu lors du rangement. Ceux que j’aimais le plus étaient majoritairement gris et bleu, ils formaient la flotte de l’espace. Conquis, j’y acquis la lecture de plan et la perception spatiale. Le maître ne pouvait laisser ses frères construire des hybrides fragiles.</p>
<p><strong>Monopoly</strong> : j’avoue que gérer la caisse donnait un avantage au joueur, toutes les semaines avec Dawny (?je n’ai jamais su l’orthographe de cet ami anglophone). Jamais de dispute, l’entente implicite du caissier était respectée.</p>
<p><strong>Crayola</strong> : de toutes sortes, de toutes les couleurs, pour le futur artiste qui créait déjà des robots avec le stencil de géométrie en maternelle. La joie vint enchanter le coeur de ma mère au moment précis où je délaissais la ligne droite et rigide pour dessiner un cheval tout en rondeur, peut-être même organique. C’était la première fois ou la vie habitait l’oeuvre. Cela m’a mené plutôt loin.</p>
<p>Depuis six mois, je vois des chevaux dans chaque oeuvre abstraite, un lien lointain ?</p>
<p><strong>Astérix</strong> : la collection complète depuis l’âge de six ans, je savais le nom de tous les centurions, de toutes les villes de gaule, des cousins germains, du navire des pirates, des camps retranchés Romains, des femmes du village … J’adorais Idéfix et la belle Falbala dont Obélix était amoureux. J’suis même pas gros! disait-il tout le temps. Depuis, la B.D. me suit.</p>
<p><strong>Atari</strong> : seulement chez oncle Bertrand. Il n’a jamais eu d’enfant, mais une incroyable collection de Stroumphs et un Atari 2600. Après la première partie de PittFall et de River Raid, s’en était fait de moi, accroc à vie. Maman, dis, tu voudrais pas prendre une fin de semaine de congé et nous faire garder chez Bertrand, pleaaaase. La maladie se soigne, j’ai troqué le jeu vidéo par les blogs .</p>
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		<title>À tire d&#8217;aile</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2005 17:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>
		<category><![CDATA[Tranche de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis toujours rongé les ongles. Le stress ? Une habitude fâcheuse? Le fait qu’ils dépassent et se cassent ? Je ne saurais dire. Pourtant, il y a une période pendant laquelle la dépendance s’est relâchée. Maman m’avait promis un avion. J’ai gagné le pari en trois semaines seulement. De rongeur je suis devenu joueur. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me suis toujours rongé les ongles. Le stress ? Une habitude fâcheuse? Le fait qu’ils dépassent et se cassent ?</p>
<p>Je ne saurais dire. Pourtant, il y a une période pendant laquelle la dépendance s’est relâchée. Maman m’avait promis un avion. J’ai gagné le pari en trois semaines seulement. De rongeur je suis devenu joueur.</p>
<p><span id="more-120"></span></p>
<p>L’avion de plastique brun et orange a occupé mon temps la durée normale d’attention d’un gamin de mon âge sur un objet tant convoité, c’est à dire peut-être une semaine ou deux. Qu’il était beau cet avion, je courais dans la maison en survolant tables, fauteuils, bibliothèques, lavabo, lits pas un centimètre cube d’air qui ne fut consacré espace aérien. Pas un endroit où il ne pouvait atterrir… ou s’écraser. Il me faisait oublier la Générale</p>
<p>Gueulard qui voulait toujours que tout soit ordonné prestement et le demandait avec force et décibels.</p>
<p>Ça fait maintenant 2 semaines que j’ai recommencé à me ronger les ongles après un arrêt complet de six mois. J’aurai droit à un autre avion, dit maman ?</p>
<p>__<br />
<em>il est trop tard, je ne reculerai pas</em><br />
<em> les pas de derrières</em><br />
<em> se retrouvent à l’avant scène</em><br />
<em> pour danser une fois</em><br />
<em> une seule fois – à l’air libre</em><br />
<em> les pirouettes de mon esprit</em><br />
__</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La chambre</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2005 17:29:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>
		<category><![CDATA[Tranche de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur le mur de ma chambre, ma mère avait peint une scène pastorale naïve. Un couple d’enfants aux yeux énormes cueillant des fleurs blanches dans un pré. Tout près, un lapin frémissant, attendrissant. L’ambiance bleutée de mon souvenir me rappelle les heures partagées dans cette chambre avec ma soeur aînée. C’était comme ça à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le mur de ma chambre, ma mère avait peint une scène pastorale naïve. Un couple d’enfants aux yeux énormes cueillant des fleurs blanches dans un pré. Tout près, un lapin frémissant, attendrissant. L’ambiance bleutée de mon souvenir me rappelle les heures partagées dans cette chambre avec ma soeur aînée.</p>
<p><span id="more-116"></span>C’était comme ça à la maison, deux par deux, simple et mathématique, six personnes, trois chambres. Ma facilité d’adaptation à la murale et à la soeur avait fait de moi le candidat idéal pour ce lieu. C’est là que pour la seule fois de ma vie j’ai attenté volontairement à mon intégrité physique. Je voulais un doigt pointu et je me le suis tourné dans l’aiguisoir, dans l’espoir étrange de m’en servir comme crayon. C’est là aussi le seul lieu où je ronflais. Le lutin du lit d’à côté avait une façon radicale d’interrompre cette désagréable sonorité: elle me bouchait le nez jusqu’à ce que je m’éveille, complètement étouffé. Et elle riait en se recouchant.</p>
<p>Le soir, quand elle revenait de l’école, je m’assoyais devant elle à la table de la cuisine et lisais ses devoirs et leçons, à l’envers. Moi qui n’étais pas encore censé avoir appris à lire! Elle détestait. Les devoirs finis, elle se sauvait avec ses amies Caro et Sophie et il m’était interdit de la suivre. J’aurais tant aimé lui ressembler, être elle. Nous avons quand même tout partagé. Le même bain, la même chambre, les mêmes maladies infantiles (picote, rougeole, grippe), les mêmes disputes familiales et les mêmes vêtements.</p>
<p>L’inusité vint de la robe rouge dans laquelle je me contemplais tout léger dans le miroir vertical au bout du corridor. C’était la même semaine où ma mère, toute dévolue au charme de son fiston, lui avait gelé et percé l’oreille avec une aiguille désinfectée à l’alcool, mais traîtreusement douloureuse. J’étais d’une beauté délicate. J’étais autre, totalement autre. Encore aujourd’hui, je me glisse parfois dans une peau féminine. Mon intérieur mue. Je sens un sexe féminin là où il se doit. Mes gestes se font gracieux, mon émotion, légère, ma tête se tourne au passage de corps musclés… J’incarne.</p>
<p>Jamais encore je n’ai reporté de robe rouge, j’ai peur d’y être avalé.</p>
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		<title>Pensées et ajouts</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2005 17:25:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[aPensée : _Ma vie est un « Long dimanche de fiançailles« . Tout nimbé de jaune et d’espoir malgré les chaussettes et les gants troués. Ajouts : _Cette main n’écrit plus la légèreté de la plume, mais la froideur de l’ozone depuis la gangrène et l’arthrite. _Mon âme sent le soufre chaud qu’un dragon rêveur a laissé sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>aPensée :</h3>
<p><strong></strong>_Ma vie est un « <em>Long </em><strong><em>dimanche</em></strong><em> de fiançailles</em>« . Tout nimbé de jaune et d’espoir malgré les chaussettes et les gants troués.</p>
<p><span id="more-113"></span></p>
<h3></h3>
<h3>Ajouts :</h3>
<p>_Cette main n’écrit plus la légèreté <strong>de </strong>la<strong> plume,</strong> mais la froideur de l’ozone depuis la gangrène et l’arthrite.<br />
_Mon âme sent le soufre chaud <strong>qu’un</strong> dragon rêveur a laissé sur moi cette nuit<br />
_Debout et <strong>nu</strong> dans cet asile, je me suis pissé dessus et j’ai souri<br />
_Avec un lézard <strong>boiteux</strong> qui te glisse gluant entre les doigts, tu médieras ta peur.<br />
_Une lame scintillante se <strong>tache</strong> d’éclats d’obscurantisme dans un trou noir gourmand<br />
_Je ne saurais dire si le port <strong>d’une robe rouge</strong> dans l’enfance a influencé mes comportements futurs<br />
_Et puis se tait à nouveau.</p>
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		<title>Fratricide premier</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2005 17:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>
		<category><![CDATA[Tranche de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Un hiver froid dans un quartier tranquille. L’enfance se vit à l’extérieur, dans la nature légère, juste derrière la rue. Quelques kilomètres de boisé, une route pavée, mais fermée à la circulation qui se perd jusqu’à la vieille maison bleue. Des égouts à ciel ouvert. Tout le long de la route, une pente courte et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un hiver froid dans un quartier tranquille. L’enfance se vit à l’extérieur, dans la nature légère, juste derrière la rue. Quelques kilomètres de boisé, une route pavée, mais fermée à la circulation qui se perd jusqu’à la vieille maison bleue. Des égouts à ciel ouvert. Tout le long de la route, une pente courte et abrupte qui descend à la rivière sinueuse. Notre meilleur terrain de jeu, de -20 à 35 degrés. Des jours entiers de glissade riante à terminer notre course sur la rivière gelée. Descentes fébriles, rapides, casse-cou, coursées.</p>
<p><span id="more-109"></span></p>
<p>Remontées obligatoires, mais toutes aussi vives… Constructions de fortifications en bloc de neige tassé suivi de l’obligatoire bataille de boule de neige. Mon meilleur partenaire de jeu, mon frère, ce presque jumeau d’écart d’âge très minime, inséparable depuis sa naissance.</p>
<p>Nous revenions d’une ballade dans la blancheur vivifiante, un jour de redoux hivernal ou de printemps. La neige mouillée collait facilement. Nos pas alertes s’en revenaient vers la maison. Sur le petit pont traversant l’étroite rivière, un doute est émis quant à la solidité de la glace. Discussion de frangins bagarreurs, mise au défi.</p>
<p>- T’es pas game d’y aller<br />
– Ah ouais ?</p>
<p>Et lui, orgueilleux dragon, de descendre la côte et de prendre pied sur la glace ramollit. Après quelques pas victorieux, la botte s’enfonce légèrement, prends l’eau. Notre soeur, je ne sais comment présente à se moment sur la berge, lui agrippe le manteau et le ramène à elle, sur la terre ferme. C’était la première fois que je le tuais. Et lui de se souvenir encore et d’armer sa bouche révolver à chaque fois qu’il croit manquer d’amour de ma part et de se défendre amèrement à cris d’injustice, de tentative d’assassinat volontaire sur une glace trop fragile.</p>
<p>Il a raison, je suis un monstre d’injustice, j’ai raté mon coup.</p>
<p>—</p>
<p>“La culpabilité incombe à celui qui ne voit pas les limites de sa responsabilité. Amen .”</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Portrait (de famille)</title>
		<link>http://enfantdusoleil.net/prose/portrait-de-famille/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2005 17:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>
		<category><![CDATA[Tranche de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les héros sont le fruit de l’alliance entre une déité et un(e) mortel(le).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les héros sont le fruit de l’alliance entre une déité et un(e) mortel(le).</p>
<p>Avril 1972, l’impératrice tombe trois fois. En s’essuyant le visage, une première impression, mystérieuse et indélébile, se grave sur son mouchoir de dentelle frêle. Octobre 1974, un fragment de verre se détache d’une cathédrale byzantine et ses reflets triangulaires s’inscrivent dans le coeur d’un nouveau-né.</p>
<p><span id="more-104"></span></p>
<p>Mai 1976, un dragon danseur s’extirpe des flammes et crache par les narines un souffle brûlant. La Sainte Trinité se construit. Septembre 1981, étouffé par un silence blanc, la mécanique en parfait état, un cri se perd et s’enfuie hors de l’eau. Juillet 1984, une flotte de bateaux voilés s’ancre au port, femmes et enfants sont admis à bord. Mai 1986. La mort emporte le pécheur silencieux et laisse un épais tracé carbone à même l’âme dépliée des survivants, rehaussant les textures rugueuses et profondes construites à coups de lourds gourdins et d’enfermement noir dans un cycle de pensées cul-de-sac. Pauvres mortels, s’écrieront les dieux, nous venons de perdre l’un des nôtres. Juin 1986, l’empire s’écroule, les tribus sont décimées, l’errance remplace le confort. Août 1987, Saint-François-d&#8217;Assise se convertit au catholicisme, jamais il n’aimera les dragons, trop proche de son passé; ni les impératrices, trop hautaines. Janvier 1988, après ce pénible pèlerinage qui conduisit à un changement de pape, la révolte couvant sous les cendres fumantes, l’archevêque décide tout de même de donner un nouveau palais au royaume et d’y implanter son culte. La paix, nous voulons la sainte paix, crieront les confrères de la Trinité. Avril 1988. Contre toute attente, un retour de karma unit à jamais le destin de deux familles.</p>
<p>Les héros sont le germe d’une déité et d’un mortel. Ils ne trouveront le repos que dans la mort. Ne trouveront la gloire que par l’Histoire. Je suis une déité mortelle. J’emporte avec moi l’ingratitude du doute et j’efface la culpabilité de mes actions.</p>
<p>Celles dont je vous raconterai les histoires prochainement.</p>
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		<title>Intro Veinarde</title>
		<link>http://enfantdusoleil.net/general/intro-veinarde/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2005 17:12:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lpday</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ubiquiste ne change pas de peau, il en emprunte une nouvelle. Le héros ne cherche pas sa route, il y va. Les jeux, les joutes ou les échanges ne font de sens que dans l’incarnation totale. Pour le moment, de vagues souvenirs d’un monde parallèle s’inventent à mesure que l’ellipse se referme. Il n’y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’ubiquiste ne change pas de peau, il en emprunte une nouvelle. Le héros ne cherche pas sa route, il y va. Les jeux, les joutes ou les échanges ne font de sens que dans l’incarnation totale. Pour le moment, de vagues souvenirs d’un monde parallèle s’inventent à mesure que l’ellipse se referme. Il n’y a pas de lézard sous les tropiques. Pas de mort dans la tequila BangBang. Pas de sang versé dans l’ignorance. Qu’un zeste rafraîchissant, comme le bois de rose dans un thé noir.</p>
<p>Et puis, comme les rubriques s’annoncent chaotiques, cramponnez-vous… Pariez sur les chevaux les aux nombres pairs et accepter l’hermétisme; j’attrape la gangrène neuronale comme d’autre la rage des poules ou de dents. Bon courage.</p>
]]></content:encoded>
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