C’est un nouveau jour, avec des couleurs étranges et des sons incongrus. Une journée de descente en vrille dans le tunnel de l’amour. Tourbillons de questions et vision déformée.

C’est un jour bleu-gris, avec l’amertume du moment, un retour vers la sensation forte de séparation.

Et si c’était un jour choisi, une ouverture pyramidale inversée m’amenant à traverser le sablier des vies passées ?

J’espère te récupérer à la sortie, quand tout sera fini. Tu me demanderas pardon de n’avoir pas été là. je te raconterai l’ineltérabilité de mon sentiment, avec … et malgré tout. Deux oiseaux de paradis se donnant la main dans une dimension parallèle, là ou l’âme loge pendant que l’Homme se cherche. Avec moi, tu compléteras aussi le cycle des temps, des incarnations et des peurs. Tu pourras concevoir une vie pleine et riche, telle que toujours ton coeur te l’a demandé. Puis moi, dans mon rôle de passager du vent, je compléterai la mise à feu des coeurs chantants. Notre union se scellera sous le signe du soleil avec une fête sans fin, où viendront nous rejoindre tous nos dieux perdus. Il fera joie dans tous les recoins de l’univers.

[...]

Aujourd’hui comme demain, je n’ai qu’à avancer et cueillir ce jour nouveau.

Classé dans : Textes, poésie | admin | 5 août 2009 Commentaires (0)

Bout de terre échoué sur une vague. Des heures à contempler. Chercher à comprendre. Une peau tracé à l’encre. Contour précis que je sillonne de mes doigts aimants. La nature chante. Des cercles se forment et se quittent. J’étrenne de nouveaux corps, de nouvelles formes. Une ombre de stèle passe. Regard vers le ciel. Clair-obscur aveuglant. Je respire. De l’intérieur, de l’extérieur. Les boutons de roses odorent. La sensibilité se transmet. Bout de terre humide qui roule. Spasme de vie et éclair de feu. Volcan en éruption. Sensation de tonnerre. Retenue oubliée.

Tourne et tourne. Danse soufie et sacré coup de chance. Vire le vent. Germe le grain. La jachère s’achève. Le semeur chamboule tout. Terre riche, je sculpte la forme à naître. Au commencement était l’amour. Débordement, déluge et noyade de ce corps trop solide. Ainsi disparaît, trop tôt, l’homme de bien.

Oh ciel vénérable, vent du nord, je t’ai quitté en vain.

(*

Classé dans : Textes | admin | 9 janvier 2009 Commentaires (2)

Au silence
du jour
Cède l’amour

*

Colori d’odeurs rance, tu me déranges.

*

Si par les sentiers, fréquentation d’inconnu, direction détournée, le soleil se perd ; reste un axe mouvant qui enlise les choix et le moi.

*

Hors du doute, cœur au centre, trouver le courage
de tenter l’honorable sortie

*

Cataclysme catapulte horaire variable obligations détournées santé impactée.
Le désir, comme un chien fidèle, pend la langue devant la promesse encore muette d’un intérêt à taux variable. Site d’enfouissement, le foie… Colère ou peine, le poumon s’étouffe en même temps que la voix.
Bulles de lumières, cataplasme temporaire, je me lie par le chant!

Classé dans : Textes, poésie | admin | 19 octobre 2008 Commentaires (0)

S’il n’y avait que ça, tout pourrait être plus simple. Mais non, il faut toujours qu’une chose soit accompagnée de son contraire, et aussi d’une suite de petits à côté qui sont des conséquences moins graves, mais quand même présentes. Si c’était à vous que c’était arrivé, j’en rirais évidemment de bon cœur avec ma maladresse légendaire.Vous me toiseriez avec votre air frustré mais, ne sachant comment faire autrement, vous éclateriez aussi d’un rire sincère. Pourtant, ici, maintenant, personne ne rit. Au contraire, ça grince et fait grincer. Allez savoir vous quel pan de la personnalité réagit quand il s’agit de soi : l’orgueil, l’estime, la peur? Le regard sur la chose se rétrécit et l’aveuglement nous prend.

S’il n’y avait que ça, je pourrais lorgner l’ailleurs. Et dans cet ailleurs je vivrais la beauté des nuages à fleurs de l’eau se mouvant sur des reflets de sapins alités. Comment donc une si petite banalité réussit-elle à contraindre la liberté et l’expression, je vous le demande. Et puis il y a aussi, j’en conviens, vous qui me suivez de loin, tentant de deviner ce dont il s’agit. Ça m’agace. Sincèrement, votre curiosité m’enferme aussi dans le silence. Je résiste à glisser l’indice qui saurait vous faire découvrir l’improbable. Ma confiance ne se gagne pas aussi facilement. Si vous me laissiez parfois des preuves de votre intérêt sincère, je vous estimerais et peut-être partagerais. Dans le cas présent, « nunca ».

Et puis si rien de tout ça ne s’était produit, je serais plus sympathique et je vous chanterais encore des ritournelles envoûtantes. Parce que oui, malgré les imprécations présentes, mon cœur est à l’amour… 

Classé dans : Textes | admin | 3 octobre 2008 Commentaires (0)

C’était un moment étouffé dans un cadre doux. Il pleuvait des feuilles d’automne sur nos corps et nous remontions le cours du temps à la recherche de point commun, de point d’ancrage. Nos doigts frileux hésitaient à se rencontrer. Ils caressaient plutôt la rythmique de notre discussion. Encore et toujours passionné, les inconnus que nous étions proposaient des pistes faciles à suivre. Les coïncidences nombreuses nous faisaient frissonner de plaisir. Nous savions que la rencontre serait un voyage généreux. Si le désir montant restait coi, il en incombait la faute à notre enthousiasme commun. Trop de plaisir dans la découverte. Trop de facilité à se comprendre, à s’aimer dans la séduction.

[…]

L’esprit de la forêt nous entourant décuplait l’esprit de liberté qui nous animait. Ainsi, lorsque saoul de partage le vent fou se mit à courir dans notre être, il fût tout à fait normal de se rapprocher. Un regard, une bouche, un corps entier offert en gage de complicité. Sur un tapis de mousse moelleux dans la fraîcheur de septembre, nos halètements et nos rires s’offrirent des bouchées de tendresse tandis que nos corps pétillants se reconnaissaient d’un amour sauvage. Nous nous perdîmes dans l’infini et la plénitude. Se relevant joyeux et remplit, nous plongeâmes dans l’eau glaciale du lac avant de disparaître l’un de l’autre, chacun de notre côté.

Oui, c’était un moment étouffé dans un cadre doux qui n’explosa jamais hors de ce cadre unique.

Classé dans : Textes | admin | 19 septembre 2008 Commentaires (0)

C’était un moment unique, un déclic rapide et sincère, un flash comme je n’en avais pas eu depuis longtemps. Avec toi, je n’avais pas à demander le sourire, il venait de lui-même; comme si tu connaissais par défaut mes besoins intimes. Évidemment, le cadre n’était pas parfait. Dans la composition traînait des arrière-plans jamais très flous qui éclipsaient dangereusement le sujet que je me sentais en devoir d’observer de plus près. Des arrières-temps que tu embrasais encore les soirs où j’étais hors focus. Sous cet éclairage cru, j’arrivais à mieux lire les traits d’union qu’il me faudrait surmonter. (Lire la suite…)

Classé dans : Textes | admin | 8 septembre 2008 Commentaires (0)

Hiding
under a soft white skin
patiently waiting
for the tide of love
Shallow water, rock bottom

Go, jump off the cliff
and break a leg

***

I swallow the wind
Hoping to fly
Away from me

Classé dans : Textes | admin | 5 septembre 2008 Commentaires (0)

J’ai cru que c’était toi. La faute, le péché, le malaise. Toi dont le cœur souffle la fraîche brise je t’ai mise à la barre de ma perdition; un rat de fond de cale me dévorant les tripes. L’anxiété tenace tente de se réconforter en repêchant ton souvenir qui aussitôt alimente l’acide gastrique.

Tu m’ignores. Nos autres connaissances volent tout ton temps et ton attention. Je me brûle encore de cette colère que jamais je n’ai crié. Un pot de verre éclate sur le mur. Le fracas blesse. Je t’invective. Pourquoi tous ceux là et pas moi? La douleur fuse en mots pointus. Ne te mens pas, ne fais pas semblant. Reste intègre. Le règne n’est pas fini. Remets tout en place, tout comme avant la brûlure. Celle qui t’aveugle.

Terrorisée, tu recules et marches sur les éclats de verres, laissant une trace d’incompréhension plus forte encore dans ton être blessé.

Oh mon amour, j’ai enfin compris. Ces ombres floues ne t’appartiennent pas. Ne t’appartiendront jamais. Oui, vraiment, il y a erreur sur la personne.

Classé dans : Textes | admin | 21 avril 2008 Commentaires (0)

Me revoilà au même endroit. Une chaise, un bureau de travail et l’ordinateur. Plus de stylos billes pour prendre une note ni de cadre sur le mur. Tout le reste est parti en quarantaine dans un lieu voisin. Un univers lisse dont le froid vide me travaille les trippes.  Ce moment me rappelle notre séparation tant les éléments extérieurs sont semblables, pleurs et déchirements en moins car cette fois, c’est moi que je quitte.

Après une année de déménagements (trois déjà) et d’errance intérieure, le résultat prévisible est arrivé à terme. Lente dissolution et détachement. Départ sans destination. Dans le flou et la folie du moment, la sérénité m’habite et m’habille plus que l’angoisse. La méditation et l’alimentation aide. Parfois, du moins, le doute s’installe. Vivre sans clef ni porte à ouvrir qui donne sur un “chez soi” remplit d’un certain vertige et ce, même en sachant que tout est en place pour assurer ses arrières. Une assurance à court terme, bien entendu. Mince et flexible. Elle m’apprendra probablement à trouver et prendre ma place, à exister au-delà des limitations que je m’impose dans un geste d’ouverture et d’accueil. C’est ce que je prétends… 

Évidement, ce ne sera pas la première fois que je me lance dans l’improbable, l’impensable et l’imprévisible. Il me semble devoir aller au bout des routes, les calmes comme les sinueuses tordues, pour comprendre parfaitement le labyrinthe de ma personnalité écartelé. Serait-ce cette fois une renaissance ou un échelon de plus vers le fond ? Seuls les choix que je ferai quotidiennement en accord avec l’écoute sensible et l’intuition ferme permettront de le déterminer. Pour le moment, je contemple ma vie assis sur une bulle d’émotion forte et l’écrire me contente pleinement.

(*   

Classé dans : Textes | admin | 8 avril 2008 Commentaires (0)

Envie. En perdition. Envol. Frustration intense contre un constat irrémédiable. Mon état interne se décompose. Je largue les amarres et je souhaite m’enfoncer vers les tréfonds brumeux d’une paix continue. Paix de corps comme d’esprit. Briser la frontière de la réalité présente et m’évader vers l’éternel. En un tour de force surprenant, je réintègre une pensée positive. Pour un instant. Ou huit.

Je vis depuis plusieurs lunes comme un “marshmallow”blanc. Le corps au centre d’une révolte et le coeur englué dans un mur épais et collant. Je m’écrase facilement sans plus d’entrain ni motivation… et encore moins de direction. Paix à l’homme de bonne volonté, dit-on. Si seulement volonté il y avait. Peut-être serait-ce la clé, ramener le pilote à bord et l’obliger à choisir. Choisir un objectif, une orientation. La force du feu. Et pourtant, vaines tentatives.

Et il y a toi qui brouille l’atmosphère. Toi que j’aimerais quitter pour ne plus souffrir d’amour inégaux. L’idée vertigineuse que tu pourrais y être à jamais déstabilise tous les acquis et les expériences vécues. Je tente de réajuster la vision dans ma lunette d’approche. Jouer avec le focus pour éclaircir le flou. Puis tu disparais et je voudrais t’envoyer des signaux tangibles pour que tu restes à proximité, dans la lumière, celle que je capte. Dans ces instants de perte de contact, je t’enverrai facilement au diable et je m’y expédierais encore plus vite. Puis, contre toute attente, tu reviens chargé d’amour sensible. Une cordée au moins. Qui réchauffe doucement l’univers qui t’entoure.

Homme giratoire, je migre là où le vent souffle. Il y fait froid. Je veux rentrer!

Classé dans : Textes | admin | 26 mars 2008 Commentaires (0)

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