J'établis avec l'oeuvre un lien simple de spontanéité. Spontanétité de formats, de médium, de couleurs ou textures qui sont tout autant de facettes qu'il me plait de définir au départ pour ensuite laisser le mouvement intérieur s'unir à un oeil expérimenté. Le mouvement se veut danse. Lente ou rapide. Staccato ou fluide. La trace déposée dépend du rythme; éclatement multidirectionnel ou enrobage délicat d'un cocon protecteur. Dans la danse comme la peinture, mon corps tente depuis plusieurs années d'unir l'aspect matériel à l'aspect spirituel lumière. Un improvisation s'ensuit. Rapidement, un contraste ligne et forme se détachent. Une rayonnement lumineux et un espace horizon cherchent à émerger. Les forces s'accouplent, se défont, se refondent pour me faire vivre un moment de total détachement. C'est à ce point précis, lorsqu'il est atteint, que je peux réellement insuffler une profondeur à l'oeuvre. Une profondeur vivante et nuancée qui laisse un je ne sais quoi de touchant.









