I am not. Je ne suis pas. Négation, non dit, non sens, normes. Je ne suis pas à pas un pied qui s’emmêle les semelles, ni un bras qui se secoue les bretelles. La sève sèche sans ce soleil. Le sang encercle et s’accumule en certitude cancérigène. Une végétation étouffante rabroue le sentier. Sauvez-nous d’ici. Entre l’espoir et l’extase. Retroussez-nous les instruments que nous nous éduquions adéquatement. Rabattez-moi les oreilles encore jusqu’à l’explosion. Alors vous verrez ces envies de m’ébattre contre le consensus s’exprimer, se comprimer, se venger aussi. La vulgarité. Singularité. Déficience du système qui défie tout entendement. M’écouterais-je encore jusqu’à demain ? Me définirais-je par comparaison ? Me suggèrerais-je de m’entendre dans mes murmures étouffés ?

I am not. Je ne suis pas. Je ne nous poursuis pas. Pas à pas. Sans ceinture ni clôture. Sans droiture, sans fractures ou fragments. Je ne nous ment pas non plus. Plusieurs heures se sont envolées et tu sais que je sais, maintenant. En m’arrimant à ce message qui me demande de mettre les gaz tandis que le vide s’installe inexorablement, confortablement, je m’observe et m’obsède de mes bouleversements. À moi! Crie-t-on. À nous! Prie-t-on.

Reprenons. I am not… Je ne suis pas. Pas encore, pas totalement, mais imperceptiblement en état de réanimation.