Long et lent. Par delà l’élan aller de l’avant. Sauter dedans. Se sauver à temps. Prendre une tangente. Aveuglément. Volontairement. Avantageusement. Entrer dans le rang.  Se casser les dents. S’encrasser, forcément, en attente du tournant, les pieds ancrés dans le ciment. Vivre latent. Dormant. Somnolent. Desséché sous soleil de l’empire du levant. Et là encore… réagir à bout portant, quelques moments en mouvement, suivant la mouvance des vents turbulents.

Questionnement. Déracinement.

Et suivant l’éclatement l’informe se confine. Se condense. Se concentre. Entre aise et divergence. Poursuivant un étrange balancement où l’équilibre fait semblant. Où la distance varie infiniment, sans trouver de constance. Les éléments contrariant tout le temps les battements réglant le rythme. Une déveine pour les amants que ces pulsions asynchrones. Un accident familier, répété, présent.  Sentiments blancs sur fond de silence. Envahissant. Tournant sans cesse en soi et en pensées. Émoussant la passion, engourdissant le présent, ce fragile espace.
Non-lieu. Non-être. Néant.

Par la suite, partir en vrille. Perdre patience. Emportement. Savoir pertinemment se comporter mais tout déformer.  L’écoute comme une bouteille vide sur l’océan tempête. Fragile coque tremblante proche de l’éclatement. Des poches de colère. Des œillères de crabe carnassier s’ignorant totalement. Sombrer profondément. Et souffrir aussi. De se désister. Ou de résister. Envier l’avenir. Celui des promesses de proximité implantées dans le subconscient, celui des rêves d’enfants. S’en faire de devoir s’oublier pour avancer. Prendre les devants, pour une fois, et s’échapper calmement !

(*