À pas perdus, émiettés, un silence après l’autre, à rassembler son courage avant de clore une floraison, à danser des contre-pointes sur des doutes effilés, à trancher des fils du temps et des communions entamés.

Sur une franche coudée, au coin, se tourner à cent quatre-vingts puis faire le trajet inverse, revenir tâter les frontières, se retrancher avant de les franchir. Sursaut d’un système autrement plus nerveux qu’assuré. Dernière pierre jetée; au dernier moment aussi. Un mot claire-fontaine rafraîchissant plié en quatre dans un sac étanche prêt à exploser, d’une transparence affirmée, d’une simplicité désarmante. Au bout de la feuille, une trace d’émotion convertie sous forme de x. Dédoublée, évidemment. Et entre parenthèse, le chant d’un rossignol. Quelques notes précieuses s’échappant du papier et créant une ritournelle hypnotique. Des mots suggestions résonnant au fond de la brume. Un air fluide se détendant jusqu’à remplir de joie des poumons calfeutrés. Se laisser inspirer. Couler avec la musique jusqu’au chant du cygne.

À pas perdus, hésitant, tendre l’autre joue et espérer la lumière.