Sommet trompeur, neige éternelle
une montagne déracinée – et tronquée
sommeille
suspendue entre deux vents

Les jours d’alcool brut
pendent des lambeaux de rage
sous sa langue estropiée

Des perles isolées resplendissent d’amour frais
Des ponts brisés joignent les pôles disloqués
Sa douleur coule, épaisse comme le sang

Sommet trompeur, neige éternelle
une montagne déracinée – et tronquée
sommeille
suspendue entre deux vents

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