Une solution tire-bouchon
Pour une situation pousse-bouton
Amer amour et mort ennui
Silence entre les deux
Silence et vibrance
Sont les branches
inventées
qui s’étendent
sous l’indice boursier
et se fendent sans crier

À mieux dire,
mielleux délire
cette détresse d’ours polaire
sous la couche d’ozone
terre d’asile, en fonte libre
puisqu’il ne reste que des cailloux
à genoux
sans sourciller
la douleur la terreur l’erreur
de voir épuiser l’espace
où s’écrase l’étoile polaire

un tout petit trou
pour se cacher
sans ressac mais sous la croûte
du dense bloc terrestre
roc et montagne
à gravir en paix
encore sans souffle
un dernier peut-être
l’indice atmosphérique à la baisse
plus une rose rouge
qui fait battre les cœurs
engorgés de fer forgés
belle sculpture pour cette prison
agrémenté de piments salés et d’iode verte

comme si ce n’était pas assez
les cancers
qu’ils failles les soigner
mon rejet mon ange mon amour
comme si ce n’était assez
qu’il faille se soigner
se soigner
vouloir gagner
combattre l’éternité à répétition
avec de toutes petites aiguilles
qui résonnent la danse des corps
en santé
mais pourquoi s’en prendre à moi
sous ces airs innocents
quand le dos tourné
ils rient

un métastase à gauche
un poumon fou à droite
et une civière
à la fin
pour s’élever
sans effort cette fois

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Note : Je viens de lire cet excellent roman graphique
http://aufildeslectures.wordpress.com/2011/12/23/david-les-femmes-et-la-mort/