Devant moi, un temps vide. 10 minutes tout au plus. Une course pour moi-même, pour explorer les mots qui sauront sauter dans le vide, un temps plein ou un tremplin de l’idée. Un exercice de foi, pour moi, pour me prouver que je n’ai pas perdu la main ni le doigté. Jusqu’où pourrais-je développer ce qui ne se sait pas encore, le mystère de tout un monde intérieur qui bout en silence et s’attarde à attendre au cas où je prendrai la peine d’écouter et de laisser filer le parfait bonheur d’enfiler une série de mots. Et puis après, même si le message ne fait pas mouche, je parviendrai quand même à me laisser entraîner. Entraînement. Mouvement vers l’avant. Saut dans le vide. Encore ce vide. Il paraît que le cœur est l’organe du courage. Ah oui? L’organe du court âge. De la course à la vie. Dans la roue, hamster sautille en tentant de prendre le crachoir et de mettre tout les projecteurs sur sa pauvre personne. Personne à qui dédier ce flux non plus. À quoi bon puisque pour soi et en soi se trouve la marche à suivre. Des instruction si secrète qu’il faut être discret pour les approcher et les mettre en exergue. Le projecteur passe du hamster au cœur. Du hamster qui recommence un saut en hauteur à donner des vertiges impressionnant. Peut-être n’est-ce que ce qu’il faut après tout, un dix minutes top chrono pour se dérouiller et se dépouiller du superflu qui empêche le mouvement vers l’avant vers ce saut dans le vide, ce courageux saut dans le coeur… 10 minutes. C’est tout. Et c’est ici que ça s’arrête.

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