Tellement certain d’être la victime innocente d’un jeu de pouvoir ou les mantes beaucoup moins catholiques ou religieuses qu’avant me trancheraient la nuque pour se substanter de mon incroyable réservoir que je m’en veux de m’être laissé séduire tel un marin esseulé par une pute des bas quartiers à son retour à terre. Je m’en veux de décrier intérieurement le manquement d’éthique de celle qui, entre les bras de mers, accueille l’intrépide et le charmeur. J’assume gravement en ne réfléchissant pas devant la violence des sautes d’humeur quand la porte se ferme pour une heure ou une semaine. J’assume et je tremble tout de même, d’incompréhension surtout, quand, entre les volets, on me souffle la braise qui maintient le feu vivant. Rage de cœur et grincement de dents.

Je m’en veux de ne savoir noyer ma peine dans un baril plein et de fléchir encore devant l’impératrice du coin. Car oui, elle règne en monarque absolu sur cette tangente que prend l’homme de bonne volonté, tissant sans répits une toile invisible dans laquelle s’empêtrera le plus chevaleresque d’entre eux. La reine de cœur ne s’est toujours satisfaite que de la tête de ses sujets, si ce n’est d’une autre partie plus subtile, pour combler son monde d’une vérité que seule elle semble comprendre. Vérité duelle pour un observateur passionné qui tente de cerner le cœur dénoué de cette histoire. Que cherche cette princière héritière si ce n’est de combler une réalité douloureuse par un masque de puissance?

Parfois je rêve de rencontrer l’envers du décor. Mettre en lumière l’ironie des rôles tenus. Je m’en veux de rester muet et subjugué par les charmes de ma muse de passage et de n’oser sincèrement exprimer les imprécations ressenties. Je m’en veux de la peur qui me retient de briser la chaîne qui nous retient prisonnier […]

(26 mai 2012, jours de tempête libératrice;  je me suis arrêté d’écrire pour ne pas faire trop de mal)