Gare à vous, sentiment tabous. Vous êtes des fantômes nocturnes dans un soleil vif et vous teintez de par votre nombre important la bulle de ma présence. Je vous hais comme cette corde à laquelle on pense se pendre, pour se repentir enfin. À force de ravaler, la lèvre inférieure enfle et déforme le visage de tout rapport humain. Il sort du pue, plus ou moins fortement, ce qui envenime tout ce qui n’a rien à voir. Dans le fond un rêve important, une science exacte à comprendre, un chemin à bâtir. Comme il n’est pas atteint, ni de près ni de loin, la rage et le désespoir s’installent. Ils chantent et hurlent avec ces même fantômes.
Tout n’est malgré tout qu’une question de momentum… Trop tard, encore. Indice flagrant de la perte d’un être cher qui se répercute encore et encore dans chaque parcelle de communion et qui, aussi, comme un champignon, prolifère en silence et attaque surnoisement tout juste hors de la limite de la conscience, dans l’angle mort. Puis survient le temps du retour; se forcer à comprendre les forces en jeu. Celles visibles, celles invisibles. Se sentir dominé de toute part par une vie qui ne nous appartient plus, une vie qui coule sans rien demander avec un fou furieux au commande, de qui l’on souhaite une réponse. Retrouver un sens à tout cela, ça, les émotions, les rapports humains, les houles et la paix, la personnalité, l’inconscience, le manque. Qui est au commande encore ? Ah, oui, cette dynamite émotionnelle qui chante avec fantômes. Le maître souhaiterait disparaître plutôt que d’inscrire un non-sens dans la case existence.
…
J’ai joué la carte de l’amour distant,
Approche singulière et incomplète;
J’ai rompu le charme, plus d’une fois… plus d’une fois.
La boule miroir me faisant réfléchir,
milles éclats différents, sur de nouvelles facettes
qui encore incomprises
m’aveuglèrent.
Au pied du lit
Peut-être sous peu,
Un landau.
Enfant du pégase, j’oserai ouvrir les yeux.. et m’abandonner à l’amour!
