Au commencement était la peur, sèche et granuleuse comme le granit. Une peur primale prête à éteindre tous les foyers naissants d'incendies de coeur. Une peur enveloppante et confortable dans l'intimité de l'être mais dérangeante pour l'espace que je cherchais à créer. Après ce sentiment réducteur, j'en vins à t'oublier partiellement, te rendre invisible dans chaque parcelle de ma terre sacrée. Séducteur sédentaire, il me faut tout de même un certain temps et une effort certain pour détourner le ruisseau naissant. Quoique, cette fois-ci, la source rapidement tarit m'invita simplement à renflouer les sillons tracés. Pourtant, dans un silence épais, tu te présentes à moi sous forme de fée aux ailes de papillon et tu me tinte tes clochettes scintillantes comme si tu cherchais à communiquer sous une autre forme. De loin en loin, les yeux mi-clos, je pressens l'importance du rapport. Coupant court, je te rejette facilement. Douleur de l'égo mineur, réaction majeure. Nous n'en sommes qu'au commencement et c'est déjà le début de la fin. Qu'il en soit ainsi.
Share and Enjoy:
  • Digg
  • dapx
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Jeqq
  • Mixx
  • Google