La brouillard s’étend
La montagne fume
Je respire enfin

Consolé par un avertissement itinérant au sein de la mort, j’estime comique le résultat final de la quête. Conspirer pour admirer le monde à l’envers. Croustiller pétillant comme un chapeau métal, le nez dans le vent. Viens feu vert. Allume le microcosme hétéroclite, descend comme une langue savante remplir la connaissance. Oblitère le ticket d’entrée et assure les arrières de ma perception. Perce-neige, préception, dompteur du doute. J’omnivore le silence comme tant d’autre le dévore, digeste collation dans la ronde obligation.

L’avertissement ne tient plus, ton sourire s’efface, les traces aussi. Le pied bot, je reviens au point de départ,
encore, hurle-vent hirsute au torse bombé sous une brunante brumeuse. Qu’il est grand le mystère de la vie.

***

Quand j’avais encore le courage d’écrire convenablement, je pouvais offrir en technicolor une source vrai d’un senti tout aussi réel. Maintenant, entre la figue et le raisin, je raisonne avec l’inédit pour couvrir la vérité toute nue. L’espace mental se joue des tours et la montagne russe n’en est que plus surprenante. De jour en jour, je répétais chagrins et casse-tête. Tout comme ce manque latent de moi-même que je cherche extérieurement, chez toi. Tout comme ce sentiment d’impuissance aussi. Parfois, un monde magnifique s’ouvre et je le tais par faute de temps.

***

Je respire
La montagne
De brouillard

***

Mon amie m’a dit qu’un nom est plus qu’une chanson à mes oreilles. Éveilles-toi et appelle. Je subis le sort du jaloux. L’amour est une farandole de plusieurs voiles. Repère et répètes, psalmodie le mot. Une fois de plus perdu dans l’habitude je m’immobilise au sol. Soleil en haut, sourcil frondeur, révolte sourde et moi sur le tarmac plutôt qu’ailleurs. Environ mille fois entendus la complainte du monstre oublié et replié en moins que rien retiens l’envol. Contraction.

Aime-moi encore… comme une berceuse. Reprend l’amant dans son mouvement. Aimante-le comme un fer de lance. Coupe son élan vertige. Reprend la berceuse. Aime l’amant. Commente le temps. Vertige l’amour. Alimente le moi qui se meut lentement sans même savoir pourquoi. Le trop plein au bas-ventre trapu  s’évertue à recoller les morceaux. Le trop vite à la vigueur déficiente se peine de pleurer comme un enfant déficient.  Misère.  Offre le mariage pour qu’un ciseau enfin aiguisé trompe la chaîne des éléphants que je traîne. Je n’attends finalement que des félicitations, des revirements et des allègements.

Étends toi. Je te caresserai de ma vivante vérité. Je t’emmenerai danser. Je t’offrirai le fin mot de l’histoire, le final grandiose, l’apothéose. L’amour nomade n’est qu’un mythe.

***

Classé dans : 1 | admin | 7 mai 2008 Commentaires (0)

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