Me revoilà au même endroit. Une chaise, un bureau de travail et l'ordinateur. Plus de stylos billes pour prendre une note ni de cadre sur le mur. Tout le reste est parti en quarantaine dans un lieu voisin. Un univers lisse dont le froid vide me travaille les trippes.  Ce moment me rappelle notre séparation tant les éléments extérieurs sont semblables, pleurs et déchirements en moins car cette fois, c'est moi que je quitte. Après une année de déménagements (trois déjà) et d'errance intérieure, le résultat prévisible est arrivé à terme. Lente dissolution et détachement. Départ sans destination. Dans le flou et la folie du moment, la sérénité m'habite et m'habille plus que l'angoisse. La méditation et l'alimentation aide. Parfois, du moins, le doute s'installe. Vivre sans clef ni porte à ouvrir qui donne sur un "chez soi" remplit d'un certain vertige et ce, même en sachant que tout est en place pour assurer ses arrières. Une assurance à court terme, bien entendu. Mince et flexible. Elle m'apprendra probablement à trouver et prendre ma place, à exister au-delà des limitations que je m'impose dans un geste d'ouverture et d'accueil. C'est ce que je prétends...  Évidement, ce ne sera pas la première fois que je me lance dans l'improbable, l'impensable et l'imprévisible. Il me semble devoir aller au bout des routes, les calmes comme les sinueuses tordues, pour comprendre parfaitement le labyrinthe de ma personnalité écartelé. Serait-ce cette fois une renaissance ou un échelon de plus vers le fond ? Seuls les choix que je ferai quotidiennement en accord avec l'écoute sensible et l'intuition ferme permettront de le déterminer. Pour le moment, je contemple ma vie assis sur une bulle d'émotion forte et l'écrire me contente pleinement. (*   
Share and Enjoy:
  • Digg
  • dapx
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Jeqq
  • Mixx
  • Google