Envie. En perdition. Envol. Frustration intense contre un constat irrémédiable. Mon état interne se décompose. Je largue les amarres et je souhaite m’enfoncer vers les tréfonds brumeux d’une paix continue. Paix de corps comme d’esprit. Briser la frontière de la réalité présente et m’évader vers l’éternel. En un tour de force surprenant, je réintègre une pensée positive. Pour un instant. Ou huit.

Je vis depuis plusieurs lunes comme un “marshmallow”blanc. Le corps au centre d’une révolte et le coeur englué dans un mur épais et collant. Je m’écrase facilement sans plus d’entrain ni motivation… et encore moins de direction. Paix à l’homme de bonne volonté, dit-on. Si seulement volonté il y avait. Peut-être serait-ce la clé, ramener le pilote à bord et l’obliger à choisir. Choisir un objectif, une orientation. La force du feu. Et pourtant, vaines tentatives.

Et il y a toi qui brouille l’atmosphère. Toi que j’aimerais quitter pour ne plus souffrir d’amour inégaux. L’idée vertigineuse que tu pourrais y être à jamais déstabilise tous les acquis et les expériences vécues. Je tente de réajuster la vision dans ma lunette d’approche. Jouer avec le focus pour éclaircir le flou. Puis tu disparais et je voudrais t’envoyer des signaux tangibles pour que tu restes à proximité, dans la lumière, celle que je capte. Dans ces instants de perte de contact, je t’enverrai facilement au diable et je m’y expédierais encore plus vite. Puis, contre toute attente, tu reviens chargé d’amour sensible. Une cordée au moins. Qui réchauffe doucement l’univers qui t’entoure.

Homme giratoire, je migre là où le vent souffle. Il y fait froid. Je veux rentrer!

Classé dans : Textes | admin | 26 mars 2008 Commentaires (0)

Between actions and questions
There’s a gap, an empty open space
Will I be able to jump in ?
I clearly wait for life to pull me, to thrill me, to permit me.
I hold on on the thin rope
Balanced on wireless
Stucked in the middle.

You’ve been kill (but when?)
I was away, waiting for the green light

Say yes, go forward, bottom rock.
Action, confession, some loves you
Reduction, contraction, stop motion.
Moon walk me on your land.
Take me away from emptyness
Wash my arms, my eyes, my bones.
Flesh and blood, hurting deep, as a drying forest
Desert territory, wind and fire. Let this grow, grow, grow.

My life’s a journey, a complete and unconventional tragedy.
I play and clown with my broken tears.
I sing with open consciousness
and soon enough, I will dance the pain away.

I’m a wireless puppet. A free creature. Total choice.
There’s not any magic wand to wake anyone up.
Even not the God in me. Defenitly not.

(•

Classé dans : poésie | | 13 mars 2008 Commentaires (0)

Ma chérie est un petit oiseau dans mon cœur. Avant, c’était un œuf. On œuf bien rond avec une coquille lisse. Il était là, au centre du cœur, avec une vie qui se développait à l’abri des regards et du mien. Une sphère immaculé plantée bien droite. Je sais évidemment qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser de œufs, mais celui-là, je n’ai jamais pu m’y résoudre; et j’ai bien fait! Maintenant éclos, c’est un oiseau. Un petit oiseau vif. Il niche là. Bien joyeux. Chantant même parfois. S’octroyant de longue migration aussi. Il se promène souvent à l’extérieur, libre comme tout et il revient. Petit oiseau se love dans mon cœur comme dans un nid, se roule en boule et se sent chez lui.

Ma chérie est un petit oiseau dans mon cœur, elle perd des plumes, gagne des couleurs et lève la tête. C’est un capitaine dans un soleil au beau milieu de mon être. Son regard vers l’avant me donne des ailes, éclaire ma vision. La vie dans la vie. Poupées russes enveloppantes et mains ouvertes, offertes au ciel. J’ai un oiseau-guide dans le cœur. Un oiseau de paradis. Un cadeau reçu des dieux.

Et quand l’oiseau partira, eh bien, je l’envierai pour sa liberté…

Classé dans : Non classé | | 1 mars 2008 Commentaires (2)

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