Te voilà revenue chez moi. Je t'y ai invité et malgré le froid et l'incertitude, tu t'es présentée. Une présence tout d'abord retenue, inconfortable. Laissant à l'hôte l'impression qu'il aurait préféré être seul que de fréquenter cette sensation grise. Après quelques temps, crayonnages et échanges, l'atmosphère se veut plus sereine. Nous entrons en phase communication.
Une question importante fut de savoir ce que tu m'apportes. Pas facile de répondre à pareille interrogation connaissant le passé en queue de poisson. Je t'attire, te repousse, te ramène, te rejette. Sorties de piste et vente de feu. Qu'en est-il maintenant dans ce présent où tu as finalement un autre pôle attractif? L'émotion jalouse et le désir inexistant, je tente de comprendre l'effet que tu laisses en moi. Lors de mes moments d'angoisse, te savoir là me calme. Lors de mes moments d'amour, je crois tout possible, je veux t'offrir paix et prendre soin. Prendre soin comme vivre la communication authentique, l'écoute sincère, te réconforter lors de tes paniques momentanées, t'enrouler de mes bras et te caresser la nuque, te guider à travers cette vie avec sagesse, te conseiller, et m'offrir le plaisir de comprendre ton mystère et t'aider à le résoudre.
Hier après ton départ, une bulle organique semblable à un placenta de 3m de diamètre m'enveloppait. Il y est encore ce matin. Dans cette eau limpide, je baigne de lumière douce. Je crois que l'amour est source de cette sphère bénéfique. Sensation étrange de silence et de chaleur. Qui se transperce de cette pensée. Après l'effort mis à te découvrir, à creuser tes parois monolithes, il m'est difficile de ne pas bénéficier du diamant mis à nu. Comme mission je me suis (or)donné de t'aimer coûte que coûte, de passer par-dessus peurs et manques et incomplétudes. M'aimer mieux m'a ouvert. Pas assez vite et pas complètement, car dans ma tête, lorsque je tente de dire je t'aime, il reste un fragment de peur. Le troisième monde, ni toi ni moi, celui qui se bâtit de la rencontre, lui, j'y crois et je l'apprécie.
Il faut savoir que toute ma vie j'ai tenté de m'ouvrir à l'extérieur. De m'unir à un coeur. Toute mon attention est dirigée vers ce point focal. Union. Unité. Ma motivation d'être sur terre passe par la réalisation de ce désir profond. Dès mon plus jeune âge par ailleurs. Un amour vrai, divin. Un amour hors des limites connues. Et c'est là que le bogue nait. Je suis limité. Petit. Effrayé. En-deçà ou au-delà j'expérimente quand même. Tu étais comme une lumière qui me dirigeait au-dehors de la zone de confort. Panique. Tu t'en iras de toute façon. Ils disparaissent tous... me laissant seul et désemparé. Tout lien éclate. Va-t-en. Va-t-en. Ne m'aime pas. Je ne suis pas aimable. Punis-moi plutôt.
Malgré tout, je demande à l'âme primordiale de m'accorder le pardon et de m'envoyer le messager d'amour. Je veux bâtir. Construire. Amener ma force intérieure au service de l'union. Qu'il en soit ainsi.
_____EDIT 12h03 ____
Patrick Wolfe
OVERTURE
musique à venir...
It's wonderful what a smile can hide
If the teeth shine right and it's nice and wide
It's so magical what you can keep inside
And if you bury it deep no one can find a thing, no.
So come on now, open wide, open up now.
Don't you think it's time
To look back at that boy on his way to school
Such a heavy heart, such a heavy jewel hiding something that one day he'll sell
But now if no one shows, no one tells a thing, no.
So come on love, open wide, open up now
Don't you think it's time
Now after all these years you are at last opening was it worth all that war just to win
So caught up in the speed of the days in your sin
Don't forget how the story begins no
Don't forget now.
Now I'm seeing all your lovers and enemies
They've been turining their keys so full of need
All trying to see that sure you keep
What makes it shine, what makes it mine
But I don't care.
Just come on now, open wide.
Open up now.
There's so much love for what you'll find.
But what will you find!
Now after all these years you are at last opening
Was it worth all that war just to win.
If it was can you take me back to where it begins
Come and take me back to where it begins
Come and take me back to where it begins
Come on, open wide and let some light in.
Let us in.
Let us in









