Voilà,
je viens tout juste d'appeler la nouvelle fréquentation de l'ex. J'aurais préféré n'avoir pas à le faire mais le contexte social nous met en relation fréquente et comme toujours je l'ignore totalement. Mon attitude à son égard n'est pas digne de l'amour que je veux transporter dans le monde. C'est plus fort que moi, je le vois et une vague de violence m'envahit. Casses-toi de là... Je n'ai jamais demandé à te voir apparaitre dans mon monde. Reste dans l'angle mort, je sais que tu y es, pas besoin de te voir en plus. Go away, fucker! Tels sont les pensées qui régulièrement émettent des ondes silencieuses dans sa direction.
Hors, hier, à mon retour à la maison, je me sentais responsable de mon attitude chiante à son égard. Des questions essentielles quand à l'impact que je laisse me tarabiscotaient l'esprit. Il mérite au moins des excuses pour le manque flagrant de considération que je lui porte. Plusieurs heures plus tard, sans trop savoir comment l'aborder, j'ose l'appeler. Il démontre un intérêt évident, lui ayant tenter une approche de communication hier soir. Je tente de lui expliquer ma vision encore confuse de mon positionnement sur sa personne. Je lui offre même le ménage à 3; tentative qui échoue... évidemment. Il m'offre de le frapper pour calmer ma frustration. Pas bête mais inutile. Son écoute est sensible, sa communication boîteuse mais sincère.
Il n'y a pas de haine sans amour. Pas de jugement sans peur. Pas de souffrance sans illusion.
Et moi encore, quand je la voie, elle, la Mo', mon être vibre sur une note nouvelle. Il n'y a pas de passé, pas de présent, pas de futur. C'est comme si je l'avais toujours connue et ce sera pour toujours. Dans l'absence, nulle souffrance ne persiste ni ne se pointe. Jeune amie, vole vers ta liberté. Moi, je tente une semaine sans rencontre. Impossible en fait, puisque nous travaillons pour la même entreprise. La tentative de soustraire le coeur à ses battements échouent assez rapidement malgré l'espace que je te laisse et l'effort que je fait. Je ne te désire nullement. C'est autre chose. Tout comme je n'arrivais pas à entrer dans cette relation, je n'arrive pas à en sortir. Pardonne-moi. J'essaie encore de prier une icône disparue.
Je ne dois pas démoniser pour autant l'être qui t'a détourner de moi.









