Aujourd'hui, flot d'énergie intense. Trop pour travailler correctement. Malgré un éveil tardif et une lente matinée, mes mains préfèrent gribouiller / dessiner / crayonner que de s'activer à une tâche plus dirigée. Elles demandent une liberté créatrice, un contexte favorable à leur expression. En même temps elles activent le coeur à vibrer intensément, puissamment. Je parcours le jour avec une électricité nouvelle mais revient s'infiltrer malgré moi et en moi un senti affligeant. L'énergie d'une amour perdue s'unit à la mienne, s'installe autour de mon corps. Depuis quelques temps déjà, l'exercice premier fut de laisser disparaître ce pont et mes pensées vers elle n'avait aucune résonnance interne. Et quand de force mes sentiments tentaient de s'attirer à moi son double énergétique, elle était repoussé en rebondissant sur une paroi extérieure. Pourquoi aura-t-il fallu que je retrouve ma force solaire et ma pulsion primitive de créer pour que se reproduise l'ancrage?
De fait, je n'arrive pas à comprendre cette histoire si étrange de notre relation. Mais je saisi fortement la résistance de la voir introduire le nouvel ami dans tous mes cercles intimes de paix hebdomadaire. Chants, méditations, danses. Le pire, je crois, est de retourner seul vers soi en fin de soirée. Comme un animal blessé, la tête tombante, l'amour cynique. De se questionner du pourquoi de son retour, même temporaire, dans mon coeur. Surtout un jour de vie solaire ou le feu pourrait brûler des océans entiers.
Et si l'amour naissait de mon pouvoir de création qui crée l'espace essentiel pour accueillir toute grande âme?









