Ça ne tient plus en place, et ça ne parle même pas de ses aventures. Quel malotru ce blogueur. Entre la job de semaine, les test de cms pour le plaisir ou le travail - Jaws, SilverStripe, Joomla!, sNews … - et mes longues soirées à rester dans la grotte, je parviens toujours à m’échapper au devoir et quitter la ville les fins de semaine.

Samedi dernier, direction Québec par la 132, j’ai tenté télépathiquement de rejoindre JMD la Matou  en passant dans Nicolet, mais je crois que le ronronnement de son Harley était plus fort que mon appel silencieux. Je le lui pardonne surtout que mon intuition me répondit qu’elle était surement au chevet de son père.

Dans moins d’une heure, je m’envole encore pour une destination calme et arborée qui me laissera loin du stress, des ondes cathodiques et cellulaires. Je tenterai de m’accorder avec Mo’, la présumé ex-copine avec qui je voyage depuis le début du mois. Au pire, je pourrais m’évader dans les tâches physiques que sont le jardinage et la coupe de bois à la hache. Au mieux, je dormirai dans le hamac sous l’orme géant rêvant à la liberté d’être.

Sur ce, bon weekend.

Classé dans : poésie | admin | 25 mai 2007 Commentaires (1)

En imprimerie, une giclée est l’impression d’une oeuvre picturale à très haute résolution. Dans la définition courante, une giclée est un jet liquide qui gicle en éclaboussant. Dans cet esprit, l’orgasme masculin pourrait être considéré comme tel. Et pourtant…

Il advint, sans trop savoir pourquoi dans la vie de l’homme régulièrement précoce, que l’orgasme spasme sans giclée. Bombe d’énergie sexuelle, je me trouvais emporter dans un courant délicieux, prêt à contaminer la cible. Une fois, deux fois, trois fois passera l’onde. Une quatrième vague, plus intense encore, partit de la base, passa aux orteils et s’envola jusqu’au sommet du crâne en  aller-retours électriques. La belle, elle aussi étourdie par la qualité atomique du contact, résistait tant bien que mal à l’overdose érotique. Au cinquième assaut, la force explosive fit céder les barrières morales et physiques et je jouis bruyamment.

Dans l’espace magique d’aimantation sexuelle, il arrive parfois des incongruité comme l’aspect multi-orgasmique masculin (sans éjaculation, s’entend) de l’expérience. Je prends le tout comme il est, une décharge électrique dynamique dans un contexte nouveau et surprenant.

Je bénis ces pulsions qui offrent des résultats à haute tension.

*namaste

Classé dans : poésie | admin | 12 mai 2007 Commentaires (1)

Je vis maintenant dans une grotte sympa avec un chat, un chien et une chamane. Malgré le manque de soleil, je m’y suis rapidement acclimaté à l’aide de mon gilet capuchon et de ma tuque de lutin. Ma chambre est colorée, propre et on y dort bien si ce n’est du chat qui chasse mes objets du bureau de travail à pas d’heure de la nuit. Donc, après une belle nuit où je me faisait expliquer les dessous de l’école onirique que je fréquente depuis plusieurs décennies et dans laquelle je cherchais Mo’ en m’époumonant, je me lève la tête dans le cul et les épaules pas très loin. Un premier pied hors et je me blesse sous la plante du-dit membre, à son milieu exactement. Merde, ce doit être des restes d’éclats du verre protecteur du cadre de l’Oeuvre (noté la majuscule) que j’ai éclaté en mille morceaux.

Un coup d’oeil confirme rapidement que la douleur précise et pointue ne laisse pas de trace de saignée, juste une petite bosse rouge. À cloche pied je recule, enquêteur décidé, sur les lieux du crime. Un taon adulte d’âge mûr et de grosseur correspondante git sur le sol. Un gros poilu d’un pouce de long les pattes repliées sur le torse en position du lotus pratiquait le yoga méditatif. Par miracle, mon pas leste n’écrasa que la partie dépassant du corps, soit le dard, ce qui laissa le pauvre insecte dans un état profondément comateux, voire catatonique. Il repose au soin palliatif entre une bouteille d’huile d’émeu et une agrafeuse mordante. Si dans quelques jours il n’a pas repris conscience, je l’euthanasierai et l’encadrerai en souvenir.

Comme je demeure avec une chamane, elle m’offre tout de suite le livre d’interprétation du règne animal pour que je puisse comprendre le message de l’animal. L’Abeille ( le plus proche du gros bourdon que j’ai pu trouvé ) symbolise la communauté, la joie, les festivités. Il offre à l’homme un breuvage paradisiaque et solaire avec lesquels (paradis et soleil) il a un fort lien. L’autre livre parlait de “busy bee”, l’occupation trop grande ou trop petite, son rôle à la société… Deux définitions pouvant correspondre à mon état intérieur mais ne pouvant rien faire pour calmer la morsure de l’insecte. J’y verse un whisky de 25 ans d’âge pour contrer l’éventuelle infection et je marche sur les gros orteils tant que le signal nerveux n’arrête pas de lancer des messages stimulants au cerveau.

Rétabli, je pars sur le Mont-Royal avec les hippies de services m’éclater gentiment dans le cercle des tambours. L’étirement précède la salutation au soleil. Je fais un triangle de mes pouces et index et je regarde droit dans les yeux l’astre rayonnant en le remerciant de partager son énergie. Bref, dans ce mouvement un complice du kamikaze matinal se pose sur la paume de ma main. Comme il arbore l’habit cuirassé et la taille ceintré d’une guêpe, mon sang ne fait qu’un tour. Le règne des hyménoptères, qui soit dit en passant n’ont rien a voir avec de vierges déesses, complote contre le fils du soleil. Maintenant que je suis au courant du coup d’état pour renversé ma suprématie, je resterai sur mes gardes.

Vous aussi faites attention, vous êtes peut-être épié en ce moment même par des drosophiles rebelles qui, associés aux moustiques porteurs de virus du nil, tenteront de gagner la planète entière. C’est sûrement encore un coup des Ricains…

p.s. Si je retrouve un kodak digital, je vous prendrai des photos de l’agresseur sous coma.

Abeille par Louis-Philippe Day

Classé dans : poésie | admin | 6 mai 2007 Commentaires (0)

En ce moment, l’appart est vide. Il n’y reste que moi et le travail. Le vide résonne, l’écho emplit l’espace. La rupture est maintenant faite mais il reste ici, entre les 3 cartons à déménager, une odeur de toi que dès demain je commencerai à oublier. Oublier car je changerai de lieu et avec lui disparaîtra le coeur du lieu commun. Il en restera plusieurs, mais bon, le nid se défait doucement.

Entre l’écran et le silence de la pièce, je pense déjà à rencontrer. Il y a cette invisible blogueuse, cette docteure en chiropratique, et cette danseuse de Vancouver aussi. Puis le voile sombre retombe comme une plume légère, demandant à mon coeur de profiter de la tranquillité, lui soufflant à l’oreillette que tout va bien.

Musicalement, j’ai toujours aimé ce morceau que je vous offre. L’album au complet s’écoute bien.

Classé dans : poésie | admin | 2 mai 2007 Commentaires (1)

…quand arrive le temps réel de se quitter. Je lui laisse presque tout. Le reste part chez ma mère. Je ne garde que le bureau de travail. C’est pour m’alléger. Cet été, je serai mobile comme le vent. Je pourrai partir d’est en ouest sans contrainte matérielle. Tracé des sillons inusités à bord de mon auto-cyclope.  Regarder à y voir clair. J’aurai pour une fois aimé, ou du moins tenter le coup.

Mon bonheur est un soulier d’illusion qui marche sans guide. Attention aux obstacles.

*

Classé dans : Non classé | admin | 1 mai 2007 Commentaires (3)

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