Cet après midi, sur le coin de la rue place d’arme et Notre-Dame, je m’intéresse enfin au gens. Ne fusse qu’à leur démarche toute unique qui cache un personnage bien vivant.

Je vous promets bientôt en ligne mon portfolio artistique 2002-2007…
Cet après midi, sur le coin de la rue place d’arme et Notre-Dame, je m’intéresse enfin au gens. Ne fusse qu’à leur démarche toute unique qui cache un personnage bien vivant.

Je vous promets bientôt en ligne mon portfolio artistique 2002-2007…
Un jour de soleil comme seul le printemps peut en offrir. Chaleur, rayonnement, sourire des gens. Pourtant, un jour d’errance pour l’homme à la plume de faucon. La tête comme un container de réfugiés vietnamiens coincés sur un bateau de pêche venant déborder sur une rive étrangère. Un mal de bloc comparaison qui s’échappe avec perversité dans l’âme et la grise de bleu tempête. Dans le coin à la rencontre de l’inconscience et de l’émotif se forme une idée rengaine qui se répète depuis le matin: que fais-je de ma vie? Suis-je encore chunky?
Marc, 27 ans, possède une troupe de danse après avoir tenu une clinique de santé sur plus de cinq ans. Sam, 27 ans, construit sa ferme biologique et s’occupe déjà de plus de cent poules, dix moutons, un cheval et trois hectares de terrain. William, 29 ans, transforme un coin de paradis avec sa femme et ses deux enfants dans l’incarnation de l’amour et de la guérison. Mo et Clo, 22 ans, se distinguent par leur approche artistique et créent sans cesse de multiples oeuvres à saveur autant personnelle qu’universelle. Méli, 27 ans, en périple autour du monde après son 700km qui la mènera à Compostelle. Et moi, dans la solitude de mon foyer, avec un cerne autour de l’auréole, je constate que je tourne à vide dans une roue de fortune ne pouvant même pas me servir de roue de secours. Je suis là comme un végétal à subir l’action, la bouche grande ouverte qui se prolonge parfaitement dans la courbe de l’échine du vaincu.
Statu quo.
J’ai tellement déconstruit et rebâtit que je me contente de vivre dans la le semblant d’équilibre établie par une routine simple en dehors de toutes affections. Où se cache l’expressif, le passionné, le curieux ? Vers quelle sphère se tourne l’énergie vitale de création ? Ai-je encore de la chair autour de l’os ? Du croquant savoureux prêt à exploser en bouche ? Pour certains, avoir un chemin de créateur est simple. Pour d’autres, qui possèdent le génotype de Kali (déesse Indienne de la destruction) bridé avec celui Neptune, roi des mers, nid des émotions, la forme et le temps requis pour l’émergence de l’oeuvre paraît infini. Trouver une forme, l’aider à se construire, la laisser s’effondre dans marée montante, puis recommencer.
Stop. Je n’en peux plus de tirer les ficelles des deux bouts à la fois. Porter une brique à un édifice dont les fondations flottantes peuvent couler à tout moment m’épuise. Le chemin n’est pas celui que j’ai, comme un forcené, dévié pour amener jusqu’à emprisonner la force brute du courant. Dévier une rivière entraîne nécessairement des impacts majeurs, des manques pour l’écosystème environnant.
Is that all right… Is the wrong time … It’s a small crime and I got no excuse. La peur de la perte. L’inclassable identité. La dualité. Don’t shoot. Le vert émeraude, la pluie, le chemin des incendies. Tire à la courte paille et va. Je pleurerai ma perte comme on épluche un oignon, avec un sourire entendu.
*
Épilogue : l’homme à la plume retrouva le fil de son existence en laçant les bottines qui l’attendait depuis toujours à la porte de son salon.
*
Des commentaires ?
Vous pensez qu’il me reste quelque chose à dire après ça ? Sérieusement ?
Un escargot à latence n’arrive jamais à destination
Martèlent labours et craintives mouettes
Prenez garde, brise le vent
Le pendu lévite
Ce peut peut être de mauvaise augure.

Krishna ou pas ?
Une mise à nu - un reset.
Viva el primero!
Un contrat infographique de 60 heures à amener à terme pour vendredi, assis devant la machine à déplacer les pixels. Un nerf coincé, la nuque raide comme une bûche, le dos criant, l’épaule déplacé.
Comme quoi, tout comme pour le sexe, faut l’accueillir quand ça se présente !
De la périphérie de mes 32 cercles concentriques, accroché à l’âme du corps arborescent, j’évoque l’esprit de la forêt. Ballet de mouche à feux ou danse de fougères, venez et prenez. Dévorez la moisissure tenace, nettoyez les canaux principaux, unifiez haut et bas.
Doucement, le travail s’accomplit. J’oppose aux forces aimantes l’amiante noircie de mes convictions figées. Grugez, acides mortels, rejoignez le coeur et laissez pénétrer la lumière.
Si je meurs encore, cette fois, ce sera pour le mieux.
*
au dessus de mon corps
une enveloppe
lumière ravissante
un filtre inter-monde
grandeur ou folie ?
Parachuté d’on ne sait où sur un porte-avion je me suis cassé les ailes. Puis, le nez en l’air à regarder l’horizon, une torpille sous-marine est venue me couler. Accroché à une bouée, j’ai alors flotté sur l’écume blanche sous un soleil de plomb à me dessécher de l’intérieur. Totalement vide, j’ai finalement coulé à pic entre deux vagues paradoxes.
Depuis, j’explore le fond dans une marée noire avec l’espoir naïf d’un jour retourner voler sans peur.
Surement êtes vous déjà monté dans un voiture de métro tapissée de journaux du jour, les Métro et 24H, les Voir et les Ici. On prend, on lit, et hop, on laisse sur le banc, sous le banc, entre deux bancs. Selon l’heure de la journée et la ligne parcouru, cette pollution grandit.
Souvent il m’est arrivé de faire le tour de l’espace de voyage, de rassembler tous les quotidiens et leurs publicités et de les mettre au recyclage rendu à la station d’arrivée. Pas hier. J’avais les nouvelles du jour à lire et souffrais de flemme. J’ai remarqué, levé le nez sur l’irresponsabilité sociale et me suis replongé le nez dans les enfantillages des politiciens raconté par le journaliste de service.
Moins de cinq minutes plus tard, une femme blonde, bien mise, quarantaine traverse les portes du dépotoir en ayant l’air aussi découragé que je peux l’avoir parfois. En moins de deux, elle se penche et ramasse les 25 (minimum) publications qu’elle peinait à tenir tellement la quantité était grande. De ma place je lui ai lancé un remerciement du regard. Je ne sais pas si elle a saisi toute la gratitude que je lui porte, mais si chacun s’occupait du monde extérieur sans juger à qui incombe la responsabilité, nous aurions un environnement florissant et nourrissant.
Pour moi, cette dame me rassure énormément. Surtout parce que je ne suis pas le seul “to care”.
Encore merci.
Certains moments sont propices à l’observation de divers phénomènes banal qui se retrouvent finalement à se recouper d’une manière évidente et intrigante. Sans chercher la raison qui me pousse à les remarquer, j’enquête tout de même et la sensibilité nouvelle s’imbrique à la grille de lecture de mon quotidien.
Hier, par exemple, je monte un projet graphique en choisissant une police de caractère X. La même police, plutôt rare, se retrouve sur la couverture du livre de la passagère de l’autobus en face de mon siège. Au sortir de la pièce de danse, Manitowapan, je remarque que le couple assis à ma gauche se retrouve dans le même autobus que moi à mon retour… et descend au même arrêt. Je regarde une annonce publicitaire de produits de beauté en remarquant la répétition du motif des lignes multicolores, évidemment, je rencontre une personne habillée avec la même série de couleurs dans le même ordre.
Ce ne sont que de brefs exemples des lois de l’improbabilité réalisée. Flottant alors dans un entre-deux, je me crois atteint d’une maladie mentale encore indéfinie me portant à vouloir tout relier. Et si il y avait un “pattern”. Et si je manifestais justement l’apparition de ces phénomènes qui se trouve en relation intimes avec les transformations profondes invisibles. Quoi qu’il en soit et puisse en être réellement, je m’amuse bien à me croire fou. Pas vous ?
sans plus… une nouvelle playlist pour une nouvelle semaine qui, comme on le sait, chez moi, commence par un jour choisi au hasard. C’est normal, ne suis-je pas Monsieur Day deuxième du nom!
Pour le plaisir de savoir, y a-t-il quelqu’un quelque part qui écoute ces éphémère morceaux musicaux? Qu’importe, je continuerai de changer le poste de radio régulièrement.