Énergie matinale grise malgré les câlineries et taquineries partagées. Le goût de gaufre épaisse me prend tandis que je maugrée à propos du manque d’appel de la communauté extérieure si ce n’est pour me quémander différents services. Je peste contre l’invisibilité que je dégage. Peu après, détour obligé vers l’ostéopathe de service qui me replace le crâne, l’épaule et les divers os déplacés lors d’une partie de saute-mouton. Tout en attendant patiemment l’autobus, je fabule sur diverses maladies plus ou moins imaginaires, dont une tumeur mortelle entraperçue lors d’un traitement énergétique ce weekend. Au-dessus de la tête, elle fut repoussée par miracle par un soubresaut de mon âme aimante. Il reste encore une dent pourrie, un squelette ramolli et une digestion déficiente. Lourd que tout ça malgré le soleil qui plombe.
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Tu te réveilles un samedi matin au son du radio-réveil. Tu as un mal de coeur, le tournis et le dos en compote. Comme tu n’as pas pris de coup la veille, tu t’interroges sur la cause du malaise. Le hamburger sauce spaghetti du resto du coin ou le trop plein d’endorphine qui n’endort pas vraiment la douleur?
C’est ce que je fais au quotidien… des designs uniques, de la communication graphique, de l’art rythmique. En cas de besoin, n’hésitez pas à communiquer avec moi!

Ce site est encore embryonnaire, mais… il deviendra autonome!
Ils sont comme ça, rigolos et vivants. D’ailleurs, ils me surnomment HyperLaxe : un super héros tout mou qui passe son temps à se tordre d’un côté et de l’autre. Le coude gauche derrière la tête pour se gratter l’oreille droite, la position de lotus en tout temps, les craquements de la structure osseuse qui se relâche sans tendons pour la soutenir… Après Goldorak et Superman, voici Hyperlaxe l’homme jonc qui se plie, mais qui jamais ne romp.
Jouant à saute-mouton dimanche matin dernier (pas la soupe au thon ni la saute-moutonne avec ma brebis égarée, mais bien saute-mouton au-dessus d’un dos courbé) je me retrouve affalé sous une forme massive après que le mouton, en l’occurrence moi, eut voulu renversé ladite sauteuse en action. Ce mouton converti loup (Hyperlaxe le chasseur) tente de se débarrasser du poids encombrant en ruant fortement.Il prend appui sur sa tête plus que sur ses bras et donne un violent coup de reins vers le haut pour déstabiliser l’adversaire. Le cou prend tout le choc et le craquement des os résonne sur le lac gelé. Qui dit craque dit casse, habituellement, mais l’homme plie plus qu’il ne casse. Hyperlaxe se relève prudemment en se tordant d’une hilarité douloureuse. Il tente de remettre en place les morceaux de son squelette, sans grand succès cette fois. La douleur intense lui perce le dos plus fortement que les -25 degrés qui lui mordent le nez. Un chapelet de sacres assombrit la blancheur du lieu sauvage. Péniblement, il retourne dans la maison qui l’accueille pour le weekend. Premiers soins à dose homéopathique… Glace et vin de table sont à l’honneur aussi.
5 heures plus tard, toujours sous le traumatisme physique, Hyperlaxe, ne pouvant pas user de ses pouvoirs gelés par le choc, s’engouffre dans la machine à torture qu’est l’autobus. De St-Jérome à Montréal, un trajet de 2 h 45 à se faire brasser la cage thoracique. Enfin à la maison, sa douce le couvre d’huiles odorantes et pures servant à atténuer le supplice. Le reste de la semaine est une suite ininterrompue de visites médicales. Acupuncture, ostéopathie, massage, onction. Hyperlaxe est mal sans être totalement malheureux, car la maladie a aussi des avantages indéniables. Le super héros souffrant se voit libéré de toutes les tâches quotidiennes. Basta, les vidanges, la cuisine, le lavage. Mo’ s’occupe de tout comme une nurse dévouée. De plus, comme le meilleur analgésique demeure toujours la chimie organique, les orgasmes (et le chocolat) sont alors d’excellents inhibiteurs d’agonie. Et comme la dose a considérablement augmenté depuis la blessure, la souffrance se tolère mieux…
La semaine se termine aujourd’hui, le calvaire perdure. En effet, les vertèbres déplacées coincent un nerf et seuls le temps et la réadaptation posturale en viendront à bout. Je me dis qu’au moins, encore une fois, Hyperlaxe gagnera son combat.

Dans un pays chaud, brûler d’amour
Avant d’éclore
complètement … complètement !
En réalité, en moins de 20 secondes ce fut réglé :
- Bonne St-Valentin ma grosse, lui dis-je en lui servant une claque sur les fesses.
Pas plus compliqué! Vous saurez pour vos prochaines fêtes de Cupidon…
Le froid, lui seul, silence des oeuvres éphémères;
Les jours de déserts meurent derrière moi;
La vie circule comme elle peut dans ce regard pour deux.
Honte de ne pas oser voir !
