L'expression française être déchiré(e) n'a rien à voir avec la même expression à la sauce québécoise. Je me suis fait du mauvais sang pour un terme qui signifie être paf, prendre une brosse, s'éclater à fond. Rien du dilemne intérieur et cruel avec lequel je me suis rongé les sangs, même si, par la suite, encore à mes dépends, j'ai appris que j'attire réellement toutes mes pensées, les douces comme les douloureuses...
Vaut mieux alors tenter, entre deux job, d'oublier le tout, de communiquer et de se brancher sur le canal Amour et s'en nourrir. Force est de constater que la communication arrivée, elle se fait d'une drôle de façon. Moi voulant tout dire, surtout le banal et de ne guère prêter une oreille qualitative aux discours qui se construit. Coupable votre honneur de ne laisser exprimer de votre bouche que le néant, mon empressement m'emporte à couper court, ou vous couper tout court. Soupesant les conséquences de cette observation je tombe sur mon horoscope du jour qui relate à peu près la même histoire : votre hardiesse à communiquer vous fait oublier d'écouter les réponses que l'on vous donne. Les bras m'en tombe mais le rire se déploie. Journal Métro, catégorie scorpion., 17 janvier 2007.
(* à ce moment même,je démarre un Cd d'onde Delta pour dormir, mon crâne supporte difficilement l'écriture dont je demeure entièrement responsable *)
Émancipation. Féminisation. Découverte. Ce processus est lié à la libération de la fille pour goûter à la quintessence de ta virilité féminine. Les mots n'ont plus de sens. Le ressenti oblige à une autre dissociation de ma rigidité. Mon coeur garni de fleurs épanouies disculpe la responsable des attentants. La guerre interne flotte telle un escadron de la mort sous la carapace, une guerre de contradictions pressurisées toujours prête à exploser. Mon masque cache un juge sévère, une discipline de fer, une rigeur pas possible qui veut tout garder dans l'état initial, sans conspirations ni mouvements brusques. Mon regard scrute toutes modifications, les repère, et les honnit. Douloureux paradoxe d'un homme fait d'eau pure qui tente de sauvegarder sa forme. De l'autre côté du miroir, un courant de révolution, une révolte constante contre les institutions et les idées en place. Au centre, une ligne mince et tranchante sur laquelle j'arrive à tenir parfois. Comme de la glaise malléable, un mélange de terre et d'eau, de structure et de souplesse. Qui des ces deux veut te garder près de lui. Le submersible ou le fantassin ? Qui de ces deux prône la liberté et lequel réclame l'attachement ? Mince limite, terre et eau. Une source jailissant de la montagne. Un volcan grondant sous la mer. J'appelle à la clémence, au pardon et à la limpidité.
D'ailleurs, je me soumets à la tentation pour me délivrer du mal ! Amen.









