Hier nuit juste avant de m’endormir, j’ai rage de lecture. Ceux qui me connaissent sauront que les livres d’images remportent la palme des sédatifs pré-sommeil. Rien à la maison, rien du tout qui ressemble à cette définition. Plutôt qu’une BD je trouve un petit bouquin vert, un bouquin dans lequel je croyais trouver quelques images de Mo’. Le contenu me surprend et je dévore le tout rapidement.
Extraite du monde minéral, la pépite d’or vaut bien cher. Spéculant sur sa rareté, peu en vaut beaucoup. Ainsi en va-t-il de mes relations. Enfant du soleil s’ennuie. Il a pourtant dans sa vie une Mo’ qui devrait soutenir son moral, mais elle a l’effet contraire, elle l’inquiète. Les ondes électromagnétiques se frottent l’une sur [...]
Noël est terminé, l’abus de gras et de suvre aussi. Mes parents me reconduisent de Québec à Montréal. Plaisir et partage. Partage avec ma mère de mes troubles sexuels, des interdits, des solutions possibles. Discussion hilarante sur l’urinothérapie et l’inutilité de se laver les mains après les toilettes (!) dégoût de Claude. Mc Donald tombe [...]
Plutôt rien à dire si ce n’est que récupération de vieux CD m’appartenant chez ma soeur. La joie de retrouver les rythmes (souvent populaires et mal vieillissants… ) m’ayant soutenu le moral dans l’adolescence schizoprhérique de maniaco-dépression. J’adore retrouver les chants de ma vie et les entonner à tue-tête devant l’écran en travaillant. Ouais, cool. [...]
24 décembre. Rencontre familiale. Souper et cadeaux. Une nouvelle chaise ergonomique deLuxe. Fête ponctuée d’une crise existentielle et violente de mon frère. Crise en longueur. Alcool déborde de son sang. Perte de la joie, encore. Je reste invariable. L’humeur neutre et détaché. Il veut que sa blonde lui parle. PARLE-MOI. PARLE-MOI. Soeur discute pour diminuer [...]
Dubitatif. Pluie. Pouce vers Québec. Rencontre d’un clone de Rémi, un militaire séducteur sexy. Aucun appel. Arrivée Québec. Jd se colère avec sa blonde. Départ vers chez l’autre frère. Étrange de le voir en relation. Matériel partout. Cinéma maison, sofa, table luxueuse. Observation des couples. Atroce partout. Mais ou est l’amour ?
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Se retrouver baigner de sexualité
…
Gris, lourd, apathie. Marche joyeuse dans le parc, plan irréaliste pour s’envoler à la montagne. Cours de dessin, j’aime, j’aime pas. Frapper sur le punching ball pour durcir la mélasse, mal de gorge, froid. Épuisement, pas de chanson ce soir. Avec hier, les monstres refont surfaces…
À 21 heures ce soir, je
n’avais encore rien à dire d’intéressant. Qui veut savoir que j’ai fait ma vaisselle
pour ensuite aller danser au 303? Que Catherine au piano m’a ensorcelé avec une pièce
me transformant littéralement en océan que Guy m’aida à incarner de sa
présence fluide, mais robuste? Qui cherche à savoir qu’ensuite, après un passage
éclair à la bibliothèque je m’en fus allé travailler pour Chantal
à l’ancien appartement aux tuiles affreuses? Personne, j’en conviens, et surtout pas vous
lecteurs. Vous préférez le croustillant, le réel, le condensé
émotif qui fait que la vie mérite qu’on s’y
attarde.

