Hier nuit juste avant de m’endormir, j’ai rage de lecture. Ceux qui me connaissent sauront que les livres d’images remportent la palme des sédatifs pré-sommeil. Rien à la maison, rien du tout qui ressemble à cette définition. Plutôt qu’une BD je trouve un petit bouquin vert, un bouquin dans lequel je croyais trouver quelques images de Mo’. Le contenu me surprend et je dévore le tout rapidement.
Extraite du monde minéral, la pépite d’or vaut bien cher. Spéculant sur sa rareté, peu en vaut beaucoup. Ainsi en va-t-il de mes relations. Enfant du soleil s’ennuie. Il a pourtant dans sa vie une Mo’ qui devrait soutenir son moral, mais elle a l’effet contraire, elle l’inquiète. Les ondes électromagnétiques se frottent l’une sur l’autre et se choquent dans une répulsion atomiques. Le mouvement induit par l’impact gagne facilement les trippes et insufflent aux neurones une réponse chimico-émotionnelle lourde. Je secrète la peur. Parfois, comme aujourd’hui, la boule du ventre transmute en un feu vital qui s’installe dans le coeur compassionnel. J’entre alors en relation énergétique et peux migrer dans le corps de mon reflet. Je suis moi et elle, qui alors n’arrivais-je pas à cerner ?
Le soleil tombe en combustion lente devant son écran vide. Il cherche à y discerner des traces du vivant, même fossilisées, pour stimuler l’appétit du feu sacré. Il ne trouve que le néant, l’étourderie, la soumission. Sa propre soumission face à un mangeur de vitalité.
La musique reviendra bientôt, je reconfigure !
Je ramène à moi sous cette page les billet écrits ailleurs au début 2006. Les archives grossiront.
Noël est terminé, l’abus de gras et de suvre aussi.
Mes parents me reconduisent de Québec à Montréal. Plaisir et partage. Partage avec ma mère de mes
troubles sexuels, des interdits, des solutions possibles. Discussion hilarante sur l’urinothérapie et
l’inutilité de se laver les mains après les toilettes (!) dégoût de Claude. Mc Donald tombe sur le
coeur. Mise en place des pattes de la table à ordi. Je suis maintenant dans un fauteil confo devant un
écran soutenu par un meuble au niveau. J’en profite pour repasser à Dotclear. Je l’adore
celui-là.
Par contre, entre-temps, dans le détour vers la bibliothèque, je pensais AUX photos.
Je me demandais et je m’excitais. Une réelle pulsion dans mon bas-ventre. Le flou de l’idée qui
cause la déroute des sens. Ouverture du dossier, je m’attendais à une telle image d’elle. Enfin
j’aurai son visage en tête-à-tête quand je serai devant l’écran. Cette tête qui semble beaucoup plus
lourde que le corps. Le regard neutre, presque naturel entouré d’une boule de plomb. Avec intérêt,
bientôt, j’aurai le temps de comprendre. Le regard est aussi important que le sujet
regardé.
Plutôt rien à dire si ce n’est que
récupération de vieux CD m’appartenant chez ma soeur. La joie de retrouver les rythmes (souvent
populaires et mal vieillissants… ) m’ayant soutenu le moral dans l’adolescence schizoprhérique de
maniaco-dépression. J’adore retrouver les chants de ma vie et les entonner à tue-tête devant l’écran
en travaillant. Ouais, cool.
Aussi, ce matin, passage d’un désir charnel vers l’inconnue de
Vence. On croirait à un murissement de la gosse gauche.
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La gaffe du jour :
Laver sa montre de 3000$ reçu en héritage dans la machine à laver. Regarder, hébété, le boîtier de
verre sous condensation et espérer la reprise du temps en séchant le tout sous la chaleur du séchoir à
cheveux. Hummm.
24 décembre. Rencontre familiale. Souper et cadeaux.
Une nouvelle chaise ergonomique deLuxe. Fête ponctuée d’une crise existentielle et violente de mon
frère. Crise en longueur. Alcool déborde de son sang. Perte de la joie, encore. Je reste invariable.
L’humeur neutre et détaché. Il veut que sa blonde lui parle. PARLE-MOI. PARLE-MOI. Soeur discute pour
diminuer l’impact. Retour sur le passé, apprivoisement de certains non-dits. Mère fatiguée. C’était
ça, Noel chez moi.
En prenant le volant pour reconduire la soeur en ville, je me sens
amèrement seul. Je voudrais vider le trop plein dans des bras aimants. Ou sont-ils… L’empreinte de
la soirée frappe fort dans le corps. Mes rêves me mettent en contact avec Mo’. Je suis pris à
l’aéroport et l’appelle. La réception de Marco est sympa mais son père prend la ligne en me disant
que ma présence coûterait trop cher, qu’il aurait besoin de refaire une chambre.. Il parle d’argent
et je lui répond que moi, y en a pas, mais que Mo’ est bien avec moi et m’apprécie.. du moins je le
crois, lui dis-je. Il raccroche. Je rappelle. J’entends Mo, de loin, et sa mère s’en mêle. Elle ne
veut pas que je parle à sa fille. Ou est-ce la fille qui ne veut pas me parler. Je hurle dans le
combiné : PARLE-MOI, DIS-MOI LA VÉRITÉ. Je suis peiné et j’ai la certitude de rapports charnels entre
Mo’ et Yoan. DIS-LE MOI. Je m’éveille triste et impacté. En plus, dans ce rêve, Carole et Martin de
l’AtelierSfumato arrêtait de donner des cours, fini mon rapport aux gens que j’aime. Lourd départ
pour une journée de fêtes. Lourd départ.
Il est 11h18, 25 déc. J’ai le coeur pleureur et les
émotions troubles. Et toi?
Fin de soirée…
En après-midi, communication avec Mo’ en
France. Fous rire, rencontre sur vidéo. Elle est vraiment jolie, comme si je la voyais pour la
premiere fois. Pourtant, ces yeux reflètent la tristesse. Je crois que fondamentalement, elle porte un
lourd fardeau que jamais je n’arrive à discerner. Est-elle comme mon frère qui se sent tellement
différent de ses semblables ? A-t-elle seulement idée de l’effet de son état sur le monde extérieur ?
À table, mon père disait qu’il ne pourrait pas fréquenter Mo’ parce qu’il y a qqchose chez elle.
Oh, quoi? Elle n’est pas accessible répond-il. Pas accessible comme la chair d’un homard dont il
faut casser la carapace pour s’en régaler. Et le rire qu’elle aime tant, quand l’a-t-elle perdu ?
La musique de son coeur, que chante-elle? De tristes mélopées ? De savantes ritournelles ? Entre la
présence et l’absence, la membrane est mince. Entre tambour battant et la déchirure, la frappe est
déterminante. Le verbe s’incarne dans le son continue. Le vent porte les pas. Je cherche encore à
saisir l’essence de l’être devant moi. Je réponds par compassion à la douleur. Inévitablement, la
douleur persiste pour attirer l’amour. Rôles inversés de vies antérieures…
Je resterai dans
mon pays et j’attendrai la floraison du printemps.
Dubitatif. Pluie. Pouce vers Québec. Rencontre d’un clone de
Rémi, un militaire séducteur sexy. Aucun appel. Arrivée Québec. Jd se colère avec sa blonde. Départ
vers chez l’autre frère. Étrange de le voir en relation. Matériel partout. Cinéma maison, sofa, table
luxueuse. Observation des couples. Atroce partout. Mais ou est l’amour ?
src="http://www.enfantdusoleil.net/wp-content/uploads/2008/01/satyre.jpg" alt="Satyre,
photomontage" />
Se retrouver baigner de sexualité …
Gris, lourd, apathie.
Marche
joyeuse dans le parc, plan irréaliste pour s’envoler à la montagne.
Cours de dessin, j’aime,
j’aime pas. Frapper sur le punching ball pour durcir la mélasse, mal de gorge, froid.
Épuisement, pas de chanson ce soir.
Avec hier, les monstres refont surfaces…
À 21 heures ce soir, je n’avais encore rien à dire
d’intéressant. Qui veut savoir que j’ai fait ma vaisselle pour ensuite aller danser au 303?
Que Catherine au piano m’a ensorcelé avec une pièce me transformant
littéralement en océan que Guy m’aida à incarner de sa présence fluide,
mais robuste? Qui cherche à savoir qu’ensuite, après un passage éclair à
la bibliothèque je m’en fus allé travailler pour Chantal à l’ancien appartement
aux tuiles affreuses? Personne, j’en conviens, et surtout pas vous lecteurs. Vous
préférez le croustillant, le réel, le condensé émotif qui fait que
la vie mérite qu’on s’y attarde.
