Quatre coins délimitent une aire flexible, carré de sable blanc dans laquelle j’accepte d’Être sans culpabilité. Cette zone immatérielle se fond dans une personnalité avantageusement libérée. La foire aux couleurs accepte facilement les contrastes multiples. Alleluia, tout est parfait, non? Non! Une zone grise durcit les limites du monde libre et me conduit droit à l’échafaud. La tête sur le billot et la main tenant la hache, je m’automutile et je donne l’ordre “Qu’on lui coupe la tête!”.
Mon regard se porte sur une possibilité extérieure créée de toutes pièces et j’en jouis intérieurement, plaisir coupable
Dans ce qu’on pourrait appeler le coeur, l’appel est fort pour la rêverie. Je tombe et me laisse charmer par le moindre coup de vent, dût-il souffler dans une direction opposée, ou ne pas se faire sentir du tout. La quête du roi-pêcheur ne s’arrêtera pas à l’or d’une rivière. Il le cueillera, s’en habillera, l’aimera, mais la richesse ne lui suffira pas. Ses convictions et son apprentissage lui dicteront qu’il se trouve au bon endroit, avec mer et monde, mais il se demeurera toujours émerveillé par le reflet de la lune dans l’étang voisin. Pour se punir, il se fouettera avec des orties acérées. Il vivra l’incompréhension, le malaise, le vertige.
La virtualité attise le feu du soleil, aussi ardente soit la source qui le nourrit.
Vous prenez-vous, vous, à rêver de l’autre en l’effleurant juste du regard, en écoutant ses mots, vous concoctant des cocktails d’idées interdites? Qu’elle qu’en soit la cause, je considère que ce paradoxe n’a pas sa place dans une saine relation à deux, dans la mienne du moins. Comment donc puis-je être là, à tes côtés, mais aussi peu ferme que l’algue dansante? Algue qui cesse alors de gigoter comme le petit poisson-clown qu’il est habituellement… Je t’aime, tu sais. Le reste, autour, les fantaisies, elles m’agressent et m’attristent. Je juge de n’y avoir pas droit. Aucune ambiguïté, elles sortent du territoire établi et jalonné. Ce qui revient encore à me demander pourquoi et qu’est-ce que. L’Amour, le grand A, la femme de sa vie. Et puis quoi encore! Des concepts éculés qui m’enterrent dans des douleurs de jugement sévère.
Une passion bout, espoir d’une rencontre imagée
Ultimement, je sortirai de la boucle infernale… karma oblige.