Vagues échos

Prendre le premier bus qui passe et changer de maison. Faire vite avant de mourir d’inanition dans la laideur soutenue des gens environnants. Choisir l’amour comme voyage. Voyage non remboursable, voyage sans garantie, voyage dans un territoire sauvage. De l’autobus, regarder la faune nouvelle avec incertitude et incompréhension. Se retrouver comme une algue qui colle au rocher; coulant et à l’effet des vagues. Tenter d’imaginer la suite.

Je me recueille comme l’ascète en jeune, tentant de prendre contact avec la vie qui coule. Je prie solitaire les guides invisibles. Je ne fais que ça. Prières, chants et danses sacrées. Dans le monde actuel, je me retrouve isolé. Je m’isole. Camisole de force sur une âme en croissance. Je déguste des miettes de présence tout en recrachant la sève nourricière. La déprime me gagne lentement, celle qui impose à ma force interne de s’exprimer en rapport à l’autre. Est-ce l’amour nomade qui me transforme à ce point?

Le questionnement récurant du présent dans l’action. Vers qui et vers quoi ? Quels sont ces pôles attractifs à gagner? L’union. Relation. Liaison avec son semblable. Parce qu’on se lève, un dimanche matin ensoleillé, son unique trésor partit travailler, et on se demande avec qui danser à la montagne … avec qui…

Chez moi, l’ermite et le fou du roi se fréquentent assidûment. Le paradoxe tue. Avez-vous déjà imaginé un soleil ne briller que pour lui?

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