Une brassée sur la corde à linge. L'air s'alourdit. Mo' souhaite la tempête.
Départ à vélo vers des achats nécessaires. Le vent se lève. L'électricité manque dans l'épicerie, les gens s'exclament: ooooh! Je contrarie par le Yeah!.Je lève ma tête. La pluie gicle comme un corps poignardé. Les flash lumineux stroboscopent le paysage. Une foule ahurie s'agglutine dans les portes du centre d'achat, n'osant sortir affronter l'intensité du moment.
Mo' et moi enfourchons nos montures. Retour à la maison en ne manquant pas un seul trou d'eau. Il tonne, je crie. J'exulte de joie, de puissance, de pureté. Aussitôt à la maison, nous voilà repartis à la course vers le parc du coin de rue. Un terrain de baseball. Un court-circuit. Une course dans la boue. Roulades dans les trous d'eau. Pirouettes sur l'herbe. Au loin, des regards étonnés. Tout en dedans, la vie, l'enfance, la liberté.
Dans la tempête, je me sens vrai.









