Prendre le premier bus qui passe et changer de maison. Faire vite avant de mourir d’inanition dans la laideur soutenu des gens environnants. Choisir l’amour comme voyage. Voyage non-remboursable, voyage sans garanti, voyage dans un territoire sauvage. De l’autobus, regarder la faune nouvelle avec incertitude et incompréhension. Se retrouver comme une algue qui colle au rocher; coulant et à l’effet des vagues. Tenter d’imaginer la suite.

Je me recueille comme l’ascète en jeune, tentant de prendre contact avec la vie qui coule. Je prie solitaire les guides invisibles. Je ne fais que ça. Prières, chants et danses sacrées. Dans le monde actuel, je me retrouve isolé. Je m’isole. Camisole de force sur une âme en croissance. Je déguste des miettes de présence tout en recrachant la sève nourricière. La déprime me gagne lentement, celle qui impose à ma force interne de s’exprimer en rapport à l’autre. Est-ce l’amour nomade qui me transforme à ce point?

Le questionnement récurant du présent dans l’action. Vers qui et vers quoi … Quels sont ces pôles attractifs à gagner? L’union. Relation. Liaison avec son semblable. Parce qu’on se lève, un dimanche matin ensoleillé, son unique trésor partie travailler, et on se demande avec qui danser à la montagne … avec qui…

Chez moi, l’hermite et le fou du roi se fréquente assidument. Le paradoxe tue. Avez-vous déjà imaginé un soleil ne briller que pour lui?

Classé dans : poésie | admin | 25 juin 2006 Commentaires (1)

Fidèle adepte de la lenteur, c’est avec plaisir que je vous invite à la 6ieme journée internationale de la lenteur. Ça se passe ce mercredi toute la journée du 21 juin 2006 au Parc Lafontaine (Montréal) où il y aura une foule d’activités pour ralentir, prendre le temps de vivre, se sentir en harmonie avec soi. De 9h du matin à 9h du soir, venez vous y rencontrez et participez si le coeur vous en dit au différentes disciplines de ralentissement.

Pour plus d’information sur l’historique et l’horaire de la journée consultez le site web au tripledoublevé.journéelenteur.ca

Évidemment, en tant que Lent D’Amérique certifié après 5 années de bénévolats au sein de l’entreprise, vous m’y retrouverez à flâner, danser,chanter, créer ou jouer du didgeridoo avec un bonheur grandiose.

Classé dans : poésie | admin | 19 juin 2006 Commentaires (1)

Pour vous et principalement pour moi, parce que je n’aurai plus accès à ces cartes, j’ai construit une page du tarot “The four agreements”. Les sagesses vous apparaissent aléatoirement. N’hésitez pas à consulter l’oracle, c’est dans la section TAROT du menu.

Classé dans : poésie | admin | 11 juin 2006 Commentaires (0)

Parfois, des idées involontaires, contradictoires et insistantes. Elles te poursuivent et se montrent là où tu ne les attends plus. Tu portes sans le comprendre un torrent de pensées obscènes ou obscures; influence d’un autre temps - ou peut-être de celui-ci, tu ne sais plus. Tu n’agirais jamais en accord avec elles, sauf qu’elles te blessent dans leur ihumanité. Tu t’enfermes loin de tout pour être certain de te préserver du mal. Par le fait même, tu écrases tes espoirs. Tu consultes des spécialistes pour enrayer la portée de leurs actions, encore que, dans l’immobilisme, elles frappent tout autant. Tu te sais divin, tu es pourtant porté par le paradoxe: tu respires dans l’axe du mal. Jouir de la violence, tuer l’innocence, écraser la laideur… Et quand arrive une araignée noire, tout doucement la reposer sur le sol du jardin. Va savoir ce qui creuse le fossé. L’interdit? La puissance? La liberté de penser?

Tu ne vois plus la différence entre les pôles de ta schizophrénie. Tu t’élances alors dans une direction nouvelle, un chemin de traverse que tu n’avais jamais vu jusqu’ici. Tu acceptes l’immensité de ton imaginaire décadent détachant ta personne de l’idée et de l’émotion amenée par celle-ci. Et ça va mieux. Fichtrement mieux.

Classé dans : poésie | admin | 6 juin 2006 Commentaires (1)

Présentation de 3 cartes de tarot d'un jeu de 22 cartes

Par votre hôte, 22 arcanes majeures
créées à l’Atelier Sfumato en 2002.
À voir dans ma galerie d’images.

Classé dans : poésie | admin | 2 juin 2006 Commentaires (0)

Une brassée sur la corde à linge. L’air s’alourdit. Mo’ souhaite la tempête.

Départ à vélo vers des achats nécessaires. Le vent se lève. L’électricité manque dans l’épicerie, les gens s’exclament: ooooh! Je contrarie par le Yeah!.Je lève ma tête. La pluie gicle comme un corps poignardé. Les flash lumineux stroboscopent le paysage. Une foule ahurie s’agglutine dans les portes du centre d’achat, n’osant sortir affronter l’intensité du moment.

Mo’ et moi enfourchons nos montures. Retour à la maison en ne manquant pas un seul trou d’eau. Il tonne, je crie. J’exulte de joie, de puissance, de pureté. Aussitôt à la maison, nous voilà repartis à la course vers le parc du coin de rue. Un terrain de baseball. Un court-circuit. Une course dans la boue. Roulades dans les trous d’eau. Pirouettes sur l’herbe. Au loin, des regards étonnés. Tout en dedans, la vie, l’enfance, la liberté.

Dans la tempête, je me sens vrai.

Classé dans : poésie | admin | 1 juin 2006 Commentaires (1)

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