Texte retrouvé ce matin et qui me remet en perspective ma vision des relations. Je vous le partage avec humilité.

This goddess who lives in all beigns
In the form of mother
I offer my heart here, I offer my heart, I offer my heart
Oh Goddes I have no need to beg
You're my mother, all I have comes from you
Only let me live in the grace of your loving presence
I'm waiting here
Outside your doors
*Krishna Das*

Les cycles s'essouflent lentement de trop courir après leur queue sur des orbites elliptiques, les moments de répit sont ceux où ils accueillent pleinement la charge positive de témoignages d'un autre monde. Encore une fois merci.

Puis encore une fois, une interrogation. Pas pour comprendre. J'accepte et accueille avec une douce simplicité l'heureuse et authentique réponse. Je ne l'attendais même pas. Le Roizard a une certaine aptitude au détachement... Puis comme tu dis, les souvenirs. Pourquoi ne pas les partager, le sens inné de l'histoire sans fin d'une magie momentanée se raconte aisément. À quoi bon aurais-je pu choisir comme option. Je préfère l'illustration et le partage.

Comme tout les contes de fées, la phrase d'introduction est Il était une fois. Il était une fois, une fois unique et puissante, un fois libre et dansante, une fois capricieuse et figé dans le temps, un fois donc où, dans les rayons sacrés d'un jour de soleil, mon regard heureux pénétra l'énergie vive d'un studio de danse. Les souvenirs précédents ce matin lumineux semblent absent de ma mémoire, mais j'amenais avec moi, à ce moment précis, un très bel adandon. Mon regard arriva donc dans ce lieu de danse où je ne vis qu'une unique chose. Nicolas et Aurélie. Nicolas donnant, Aurélie profitant d'un massage. L'univers entier se figea. Rien d'autre n'avais plus de beauté que ce moment là, dans ce lieu. Une décharge électrique déchira la terre et souffla Roizard. Un seul mot lui vint en tête, beauté. Loin du plastique habituel, loin de la recherche de perfection, la beauté pure et rayonnante.

- Qu'est-ce qu'elle est belle, se dit le Roizard en son fort intérieur

Comme s'il venait de découvrir pour la première fois ce que depuis quelque temps déjà il avait sous le regard. Le contexte facilitant l'échange, il l'invita à danser, rempli de cette merveilleuse impression de partager un trésor. En haut, en douceur, en portée, avec folie, vitesse et ralenti leur corps roulèrent et volèrent. Tout en échangeant un contact corporel, des mots emplirent également l'espace. Je découvrais un peu de ton univers unique. Tout glissait avec facilité, abondance et authenticité, décuplant la force de l'amour m'emplissant.

Comme je cherche toujours, sur mon orbite elliptique, une étoile avec laquelle voyager et créer, il est certain qu'une attraction naquit instantanément. Pour une fois, elle venait entièrement du coeur. Le temps continua d'avancer dans l'espace du mouvement et notre danse finit. Je me sentais enrichi, comme le plutonium prêt à exploser, une bombe de lumière et de haute vibration. Je me rappelle t'avoir minimalement 4 fois dit : "Je t'Aime". Tout se passa vite ensuite, mon amie Pennie était présente et je quittai avec elle. Avant de partir, cet amour illicite jaillit sur plus de la moitié des danseurs que j'embrassai en quittant.

Les étoiles naissent rapidement, d'une explosion de coeur. Les soleils de la même façon. Tout n'est qu'énergie de coeur. Le vent dans les voiles solaires durant quelques jours j'ai navigué. En ces temps là, Roizard s'est même fait demandé s'il n'avait pas maintenant quelqu'un dans sa vie. Cette simple question transforma toute la situation. L'énergie du coeur se déplaçant dans la tête celui-ci arrêta de battre et le questionnement commenca. Ton image se dissipa lentement, grugé par l'acide de mes pensées et par le temps sans rencontre. Il m'aurait plus de revivre des instants semblables, d'approfondir le monde de Lizoli. Idée qui aussi s'estompa dans le vent.

Parce que mon coeur n'arrête jamais d'exploser, pour minimiser les impacts, je me suis créé une théorie qui prévaut partout. En gros, ça dit ceci, l'amour est comme la mer. C'est un gros bassin, une source inépuisable. Nous, nous sommes sur la plage, juste à côté. Parfois, une vague vient chatouiller les orteils, alors il faut choisir si l'on veut ou pas entrer dans le bassin, surfer sur la vague. Nous savons également que la mer ravale ses vagues. Sachant cela, il ne quand faut pas hésiter au loisir, à la liberté de nager, de se laisser transporter par la vague. Une vague passe, part, parfois revient. Il arrive que ce soit la même, il arrive que ce soit une autre, mais quelle importance dans le fond, elle a la même origine: la mer. Et puis, mon erreur de toujours a été de vouloir retenir la vague, de vouloir répéter le même roulis, la même intensité, de figer la vague pour qu'elle ne redescende jamais ou ne retourne jamais à la mer. J'aurais tant aimé qu'il en soit parfois ainsi, mais la vie, la mer et l'amour ont besoin de mouvement...

Caught in storm,
Batter by waves
The ship of my life
Is blown off course
By the wind of selfishness and pride

Now my breath rises within
The breath of the heart
The sweet breath
The secret breath
Leads me within

The wind of ??? die down
The water comes
I found the heaven from my heart
In the harbour of your name

He Rama, he rama rama (...)
* krishna das *

Au départ, cette analogie avait le don de me consoler, maintenant, j'y crois réellement. Roizard entre ciel et terre, entre mer et feu. Je laisse la vague venir et retourner sans vouloir l'ancrer. Un roulis précieux et délicat, une berceuse pour le coeur. Il en est ainsi de notre histoire sans début.

Je souhaite tisser sans fin ni finalité.

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1 Response » to “Lizoli – écrit le 07/07/2005”

  1. ROIZARD dit :

    Bonsoir,
    Pourquoi avoir choisi ce nom « roizard »?
    Ne soyez pas surpris par ma curiosité, je me nomme moi-même roizard.
    Cordialement

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