Revenir à la charge dans un monde complètement gaga. Être celui qui toujours est présent, mais qui en a réellement ras le pompon de ce qui s’y passe. Rejeter en bloc l’environnement matériel et partiellement le social. Endurer les crises hystériques de l’homme-proprio et de la femme histrionique aux griffes acérées. Vivre avec sa douce à temps presque plein. Se le faire reprocher par un homme financier qui se trouve floué. Un peu pour son intimité, beaucoup pour son porte-monnaie. Trouver le temps long comme un hiver qui n’en finit plus. Sentir le printemps avec un nez bouché et des oeillères étroites. Vouloir tout démolir. À coups de poing, de masses. Croire que la libération viendra des éclats de verres cassés, des fracas entendus.

Assez de vos armoires trop pleines d’inutilités, de vos comptoirs toujours sales et embourbés, de vos préoccupations bancales. Assez de vos histoires jalouses, de vos inepties sentimentales, de vos comportements calqués sur une mode dépassée. Assez de vos faux-semblants, de vos faux-fuyants, de vos fausses routes. Au pilori, les faussaires défoncés ! À la guillotine ! Si vous ne pouvez utiliser que votre tête forte, elle se sentira beaucoup mieux séparé du corps, non? Je vous promets de l’accrocher aux murs que vous aimez tant. Peut-être que, pour m’amuser, je la maquillerai en clown ou en salope de coin de rue, juste parce que vous ne pourrez vous défendre et que vous deviendrez enfin un peu plus vrai.

M’enfin… je suis un peu injuste de les traiter de la sorte, mais l’exagération me ramène au centre, à un niveau de stabilité émotive. Malgré tout, beaucoup de cette histoire est réelle et je ne peux m’enfuir. Je me sens comprimé à bloc, retenu par mes propres choix ineptes. L’onde est grise au-dessus de ma tête dans ce lieu. Je n’arrive plus à sentir l’améthyste violacée rayonner dans mon coeur, il a trop bu de ce mauvais vin qu’il peine à purifier.

À l’action, moussaillon. Construis ton radeau et quitte le navire avant de toucher le fond.