Entre chaque moment, il peut y avoir une éternité ou une fraction de micro-seconde; la perception dépend principalement du degré de présence dans l’activité. Dans l’absence, il y a aussi cette sensation diffuse du temps qui passe, trop lentement ou trop vite, selon encore le désir qu’il y a d’une rencontre. Et bien, cette rencontre fortuite, au coin du blog, je vous l’offre enfin. 

Distrait à plusieurs sauces, départi de la machinale envie de la bête pixelisante, j’ai retrouvé la nature dans ma course, juste là, entre deux piles de linges: le vieux à ranger et le neuf à étrenner. N’ayant pu le courage et la motivation stimulant le partage, je me suis plongé dans le tri sans souffler mot à personne de mes étranges découvertes. Les jours passent, les lunes et les soleils s’enlacent et moi, tête en l’air et pied sur terre, j’étudie sans le savoir les prémisses de l’amour. Un amour solide, royal, débordant. Un habit de roi lumineux pour un corps frêle et malade. La différence d’état me laisse perplexe. C’est comme si l’abolition des doutes d’être avait enrayer une décomposition déjà fort avancé. Là, maintenant, il me faut vraiment regarder dans un miroir ce reflet réel d’homme accompli.

Accompli, bien grand est le mot. Disons seulement que l’étape première, consistant à se dépouiller du vieux, est finalement franchi. Toute ma vie je me suis senti ralenti, en attente. Comme si un cran de sécurité m’interdisait de toucher à cette force primitive. Puis boum, sans crier gare, j’ai enfin eu le champ libre pour l’expression entière du potentiel. Étourdissant. J’ouvre des dossiers à n’en plus finir, je débute des tâches improbables, je roule à plein régime. S’il fallait rattraper le temps perdu, je ne ferait pas autrement. Même ma créativité se trouve aiguisé. L’écran sur lequel se forme les idées semblent trop étroit pour cette nouvelle pensée.

Serait-ce depuis que j’ai crié OUI À LA VIE… I REACH FOR LIFE que la pause s’est terminée ? Je ne saurai le dire.  Mais comme vous savez, certaines choses ne changent pas, comme celle d’avancer lentement, très lentement, dans une liberté presque totale. De toute façon, au centre, là où tourne la vie, les horloges se cognent aux portes closes de mon esprit vagabond.

Ensuite, frères et soeurs, je retournerai ma veste et je vous ferai danser sur un rythme à plusieurs temps; entre l’éternité et la micro-seconde.

Classé dans : 1 | admin | 19 mai 2009 Commentaires (0)

I’ve been pulled out of the box where i choose to lock myself. Forever. I’ve get out and I felt a deeper breath than before, an unusual space between lungs and heart. I did saw light coming out of people.

I danced my life away, out of the custom made square box. I danced all truths as i get totally naked in front of a open crowd. I scrambled my old fashion way of being while whispering between my rotten tooth. I smelled as a free animal the nectar of aliveness. I felt in love with the silence of a certain amount of important meetings. I judge the lost and recovered. I cried plenty tears of joy to celebrate this new freedom. I hugged with open wings, covering the needs of being touched, seen and loved. I then remember the cozy mattress lying rock bottom in the dark dusty small place called my body. I remember and I ran away… Forever.

As for now, i’m lost. Looking for the smell of the past, digging for the emotional left over. I do turn on a multilevel spiral, reaching for the best, enjoying the passage of the hands of love. Breathing from center. Emerging and blooming.

Classé dans : 1 | admin | 16 février 2009 Commentaires (0)

Bout de terre échoué sur une vague. Des heures à contempler. Chercher à comprendre. Une peau tracé à l’encre. Contour précis que je sillonne de mes doigts aimants. La nature chante. Des cercles se forment et se quittent. J’étrenne de nouveaux corps, de nouvelles formes. Une ombre de stèle passe. Regard vers le ciel. Clair-obscur aveuglant. Je respire. De l’intérieur, de l’extérieur. Les boutons de roses odorent. La sensibilité se transmet. Bout de terre humide qui roule. Spasme de vie et éclair de feu. Volcan en éruption. Sensation de tonnerre. Retenue oubliée.

Tourne et tourne. Danse soufie et sacré coup de chance. Vire le vent. Germe le grain. La jachère s’achève. Le semeur chamboule tout. Terre riche, je sculpte la forme à naître. Au commencement était l’amour. Débordement, déluge et noyade de ce corps trop solide. Ainsi disparaît, trop tôt, l’homme de bien.

Oh ciel vénérable, vent du nord, je t’ai quitté en vain.

(*

Classé dans : Textes | admin | 9 janvier 2009 Commentaires (2)

6 heures du mat. Déjà deux cafés de bu. Le silence m’angoisse. Je tartine un toast de miel. Le pain craquèle sous la pression du couteau.  Les miettes collent au fond de l’assiette. Je tremble de vertige caféiné. La journée s’annonce indomptable avec ce temps qui s’étire.

Putain de solitude.

J’attends que tu te lèves. Je suis toujours celui qui doit attendre. Au lever, au repas, pour la douche, les toilettes, pour parler, pour baiser… Me semble que le ciel est bas. Je tapote ma tasse vide avec mes doigts nerveux. Les minutes tardent à avancer. Putain. J’ai les nerfs aussi instable que l’esprit. Instable. Un peu comme notre relation. Intime. Un peu comme la course à l’amour. Je délire en boucle la bouche ouverte à murmurer les malheurs de notre vie. Pas responsable, pas aimable, trop loin, trop d’attente, alouette. Mais quand te présenteras-tu donc?

Vie de chien, temps de canard! Je me gorge d’un surplus de noir breuvage. J’ai le corps qui s’envole et les genoux qui flanchent. Le coeur palpite à cent à l’heure. Les heures sont gelées. Les minutes divaguent.  Les secondes frappent aux tempes avec un excès de sang. Putain et reputain.

Rêves-donc encore un peu. Je suis pas présentable. Mes yeux fixent l’abeille sur le pot de miel. Ma pupille éclatée laisse une trace de flou. Où est le focus? Où sont passés ce paradis promis et cette extase délicieuse? Caramba, je suis une mouche tzigane. Je m’entends gratter nerveusement la table de la cuisine. Qu’en est-il de la douce mélodie de notre vie? Tzing tzing tzing!

L’abeille décolle. La terre tourne. Il reste des miettes à ramasser. Je déteste le café!

Classé dans : 1 | admin | 27 décembre 2008 Commentaires (0)

Au commencement était la peur, sèche et granuleuse comme le granit. Une peur primale prête à éteindre tous les foyers naissants d’incendies de coeur. Une peur enveloppante et confortable dans l’intimité de l’être mais dérangeante pour l’espace que je cherchais à créer. Après ce sentiment réducteur, j’en vins à t’oublier partiellement, te rendre invisible dans chaque parcelle de ma terre sacrée. Séducteur sédentaire, il me faut tout de même un certain temps et une effort certain pour détourner le ruisseau naissant. Quoique, cette fois-ci, la source rapidement tarit m’invita simplement à renflouer les sillons tracés.

Pourtant, dans un silence épais, tu te présentes à moi sous forme de fée aux ailes de papillon et tu me tinte tes clochettes scintillantes comme si tu cherchais à communiquer sous une autre forme. De loin en loin, les yeux mi-clos, je pressens l’importance du rapport. Coupant court, je te rejette facilement. Douleur de l’égo mineur, réaction majeure.

Nous n’en sommes qu’au commencement et c’est déjà le début de la fin.
Qu’il en soit ainsi.

Classé dans : 1 | admin | 9 décembre 2008 Commentaires (1)

Flyer vie nouveau monde

Flyer vie nouveau monde

Fondation Vie Nouveau Monde est un centre de ressourcement qui, dans l’ouverture du coeur, accueille  toute personne souhaitant retrouver sa santé physique, émotionnelle, mentale et/ou spirituelle. Les personnes hébergées sont guidées par des intervenants qui permettent  de stimuler leur guérison, d’équilibrer les divers aspects de leur vie et de favoriser l’émergence de leur beauté intérieure.

Comme ce lieu est encore méconnu, j’offre la conception d’un flyer et j’aimerais recevoir des dons monétaire jusqu’à un montant de 250$ pour pouvoir offrir également l’impression du document à la responsable du projet, madame Carole-Anne.

Merci de votre contribution et faites circuler l’information svp.

http://www.vienouveaumonde.com/

Don en ligne qui sera versé à la fondation:


Classé dans : 1 | admin | 27 octobre 2008 Commentaires (0)

Au silence
du jour
Cède l’amour

*

Colori d’odeurs rance, tu me déranges.

*

Si par les sentiers, fréquentation d’inconnu, direction détournée, le soleil se perd ; reste un axe mouvant qui enlise les choix et le moi.

*

Hors du doute, cœur au centre, trouver le courage
de tenter l’honorable sortie

*

Cataclysme catapulte horaire variable obligations détournées santé impactée.
Le désir, comme un chien fidèle, pend la langue devant la promesse encore muette d’un intérêt à taux variable. Site d’enfouissement, le foie… Colère ou peine, le poumon s’étouffe en même temps que la voix.
Bulles de lumières, cataplasme temporaire, je me lie par le chant!

Classé dans : Textes, poésie | admin | 19 octobre 2008 Commentaires (0)

S’il n’y avait que ça, tout pourrait être plus simple. Mais non, il faut toujours qu’une chose soit accompagnée de son contraire, et aussi d’une suite de petits à côté qui sont des conséquences moins graves, mais quand même présentes. Si c’était à vous que c’était arrivé, j’en rirais évidemment de bon cœur avec ma maladresse légendaire.Vous me toiseriez avec votre air frustré mais, ne sachant comment faire autrement, vous éclateriez aussi d’un rire sincère. Pourtant, ici, maintenant, personne ne rit. Au contraire, ça grince et fait grincer. Allez savoir vous quel pan de la personnalité réagit quand il s’agit de soi : l’orgueil, l’estime, la peur? Le regard sur la chose se rétrécit et l’aveuglement nous prend.

S’il n’y avait que ça, je pourrais lorgner l’ailleurs. Et dans cet ailleurs je vivrais la beauté des nuages à fleurs de l’eau se mouvant sur des reflets de sapins alités. Comment donc une si petite banalité réussit-elle à contraindre la liberté et l’expression, je vous le demande. Et puis il y a aussi, j’en conviens, vous qui me suivez de loin, tentant de deviner ce dont il s’agit. Ça m’agace. Sincèrement, votre curiosité m’enferme aussi dans le silence. Je résiste à glisser l’indice qui saurait vous faire découvrir l’improbable. Ma confiance ne se gagne pas aussi facilement. Si vous me laissiez parfois des preuves de votre intérêt sincère, je vous estimerais et peut-être partagerais. Dans le cas présent, « nunca ».

Et puis si rien de tout ça ne s’était produit, je serais plus sympathique et je vous chanterais encore des ritournelles envoûtantes. Parce que oui, malgré les imprécations présentes, mon cœur est à l’amour… 

Classé dans : Textes | admin | 3 octobre 2008 Commentaires (0)

C’était un moment étouffé dans un cadre doux. Il pleuvait des feuilles d’automne sur nos corps et nous remontions le cours du temps à la recherche de point commun, de point d’ancrage. Nos doigts frileux hésitaient à se rencontrer. Ils caressaient plutôt la rythmique de notre discussion. Encore et toujours passionné, les inconnus que nous étions proposaient des pistes faciles à suivre. Les coïncidences nombreuses nous faisaient frissonner de plaisir. Nous savions que la rencontre serait un voyage généreux. Si le désir montant restait coi, il en incombait la faute à notre enthousiasme commun. Trop de plaisir dans la découverte. Trop de facilité à se comprendre, à s’aimer dans la séduction.

[…]

L’esprit de la forêt nous entourant décuplait l’esprit de liberté qui nous animait. Ainsi, lorsque saoul de partage le vent fou se mit à courir dans notre être, il fût tout à fait normal de se rapprocher. Un regard, une bouche, un corps entier offert en gage de complicité. Sur un tapis de mousse moelleux dans la fraîcheur de septembre, nos halètements et nos rires s’offrirent des bouchées de tendresse tandis que nos corps pétillants se reconnaissaient d’un amour sauvage. Nous nous perdîmes dans l’infini et la plénitude. Se relevant joyeux et remplit, nous plongeâmes dans l’eau glaciale du lac avant de disparaître l’un de l’autre, chacun de notre côté.

Oui, c’était un moment étouffé dans un cadre doux qui n’explosa jamais hors de ce cadre unique.

Classé dans : Textes | admin | 19 septembre 2008 Commentaires (0)

C’était un moment unique, un déclic rapide et sincère, un flash comme je n’en avais pas eu depuis longtemps. Avec toi, je n’avais pas à demander le sourire, il venait de lui-même; comme si tu connaissais par défaut mes besoins intimes. Évidemment, le cadre n’était pas parfait. Dans la composition traînait des arrière-plans jamais très flous qui éclipsaient dangereusement le sujet que je me sentais en devoir d’observer de plus près. Des arrières-temps que tu embrasais encore les soirs où j’étais hors focus. Sous cet éclairage cru, j’arrivais à mieux lire les traits d’union qu’il me faudrait surmonter. (Lire la suite…)

Classé dans : Textes | admin | 8 septembre 2008 Commentaires (0)

Powered by WordPress | Design by Roy Tanck